Pour passer le temps, j’ai décidé d’inaugurer la série des petits posts qui ne servent rien qu’à me souvenir de mes films préférés quand j’étais petite. N’importe comment et dans le désordre…

J'inaugure la série avec
La Tulipe Noire. Un film où Alain Delon joue un double rôle, lui, Guillaume et son jumeau, Julien. Le tour de force, c'est qu'on les distingue parfaitement et qu'ils ne sont absolument pas la même personne. Ce film est en quelque sorte la réponse du bellâtre des années 60 au bellâtre des années 50 qui avait fait Fanfan la tulipe. C’est un peu dans le même esprit : de l’humour, de la séduction, du romantisme, de l’action, de l’Histoire de France… mais en mieux ! Delon a une beauté plus moderne et plus animale que Gérard Philipe, et en plus, il est en couleur, lui.

Pour ne pas faire de jaloux,
La Beauté du Diable, un film qui m’a terriblement marquée et où la beauté de Gérard Philipe trouve tout son sens. La composition de Michel Simon fait merveille et donne toute sa saveur au film, qui malheureusement, a mal vieilli.

Dans la même veine,
Les Visiteurs du Soir, de Marcél Carné, et ce cœur qui bat, qui bat, qui bat. J’adore encore….

Un semi-western décapant,
La Poursuite Impitoyable, avec le beau Brando et le beau Redford. On hésite à savoir qui a le beau rôle, qui est le héros. Moi j’étais indubitablement pour Redford. Après, j’ai mieux compris le film.

Les éclats de rire de mon enfance,
Le Grand Blond avec une Chaussure Noire. Le décolleté plongeant sur la croupe de Mireille Darc, Carnet qui fait du vélo, les barbouzes qui meurent dans tous les coins, Jean Rochefort et Bernard Blier. On le revoit et on se bidonne toujours.

Dans la même veine,
Un Eléphant ça Trompe Enormément, et la suite qui est à la hauteur du premier Nous Irons tous au Paradis. Hilarant, le duo de Guy Bedos avec sa mère juive Marthe Villalonga, le type qui bousille la bagnole de Jean Rochefort (Monsieur Benjamin Castaldi père), la fille en rouge qui se prend pour Marilyn, le quiproquo téléphonique avec la secrétaire de Rochefort, la femme de Bilou qui se barre avec meubles et enfants, Rochefort en robe de chambre sur le bord du 12è étage, l’achat d’une maison à proximité d’un aéroport, etc, etc…. Une pure réjouissance.

Je l’ai vu quand il est sorti et j’avais bien rigolé. Le dernier film de Jean Gabin, je crois.

Tous les films de Louis de Funès et en particulier
Rabbi Jacob et la plongée dans le chewing-gum, mémorable.
« - La révolution est comme une bicyclette, lorsqu’elle n’avance plus, elle tombe!
- Eddy Mercks !
- Non, Che Guevarra ! »
Mais aussi, La Folie des Grandeurs (j’ai mis longtemps à comprendre que c’était une parodie de Ruy Blas de Victor Hugo, et je suis persuadée qu’il y a des gens qui ne le savent toujours pas), Le Corniaud avec Bourvil, La Grande Vadrouille, La Zizanie…

Un film que j’ai vu petite et qui m’a marquée par sa morale cruelle,
Une Place au Soleil avec Elisabeth Taylor et Montgomery Clift. J’adorais les films américains.

Tous les films de
La Planète des Singes. Il y en avait où c’était les singes qui avaient asservi les hommes et d’autres où c’était les hommes qui asservissaient les singes, je ne me souviens plus très bien. Mais le premier, c’est celui-là et c’est le meilleur, avec Charlton Heston et la découverte de la Statue de la Liberté ensablée.

Là aussi, je pourrais dire, tous les films de Fernandel, mais
La Vache et le Prisonnier est un pur moment de tendresse et de poésie. J’étais malheureuse qu’il abandonne Marguerite et tout ça pour se tromper de train et retourner en Allemagne. Bouh…

Quand j’étais petite, le mythe James Dean me passait au-dessus. Par contre, j’adorais Natalie Wood dans ce film et la scène de la course aux poules mouillées. Très forte, cette scène.

« - Bizarre, bizarre !
- Vous avez dit bizarre ?
- Moi, j’ai dit bizarre ? Tiens, comme c’est bizarre »
No comment !

J’adorais Katharine Hepburn quand j’étais petite, son petit air pincé. Plus tard, ado, c’est d’Audrey Hepburn dont j’ai été fan.
African Queen, et surtout la scène de la photo. Quand ils sortaient de l’eau, ils étaient couverts de sangsues, beurk…

S’il ne devait y en avoir qu’un, ce serait peut-être celui-là. Tout m’a touchée dans ce film, l’histoire, l’esthétique… Une merveille.
La suite dans un prochain post.
in :Les petits posts qui ne servent à rien