lundi 13 juillet 2009

Jeane

Certains disent qu'il s'agit de la tante de Morrissey, les exégètes disent que c'est la fille naturelle d'une amie à Oscar Wilde (sic) qui a inspiré les paroles de la chanson. Toujours est-il que Jeane, la copine de Morrissey, fait bien des dégâts. Le jeune Mancunien relate en quelques traits et avec génie l'échec d'une relation sentimentale, l'impasse du couple et la pauvre Jeane en prend pour son grade. Elle a beau faire le ménage, c'est toujours sale.

Ce titre, qui date de 1983, était la face B du deuxième single du groupe, This Charming Man. Quand on songe qu'à l'époque, les artistes se contentaient de mettre un titre un peu moyen de leur album en face B, incroyable d'imaginer que ce titre ne figure sur aucun album, qu'il restera à jamais une face B et qu'en plus, il avait toutes les qualités et aurait largement mérité de sortir en single lui-même. A l'époque, Morrissey ne maîtrise pas encore totalement son organe vocal et il éructe plus qu'il ne chante avec le côté tranchant de la force, ce qui donne un goût de sang unique aux chansons des Smiths de cette période.

Immanquable la guitare mature et sautillante de Johnny Marr qui contraste singulièrement avec le plomb des paroles.

Pete Doherty a récemment fait une reprise de Jeane. Il a pris le parti de la douceur, prenant la chanson un peu à contrepied. C'est pas mal mais c'est loin d'avoir la classe et l'éclat de l'original.

Difficile de trouver une vidéo à la hauteur.




Regardez plutôt Jeane live à l'Hacienda en 1983.

dimanche 12 juillet 2009

Kouchner et les YOUGHOURTS en Chine from BELLACIO

Il n'était pas prévu au programme ce petit billet du dimanche, mais venez vous poîler avec le site BELLACIO, et Rue89 qui a posté la vidéo, pour bien finir la semaine.


de Les yogourts rebelles

Quand notre excellent Sinistre, j’ai nommé Bernard Cou-couche, des Zaffaires Zétrangères, confond "OUIGHOURS" et "YOUGHOURTS"...

C’est à se pisser de rire dessus (pardon aux familles tout ça mais là c’est trop poilant)

On l’aime beaucoup Bernard Kouchner. on a tenu à vous faire part de sa dernière boulette en date. Invité hier de France Info, le ministre des Affaires étrangères a confondu (comme d’ailleurs Europe 1) les Ouïghours chinois et les yogourts bulgares ! Ou quand Pékin réprime à grands coups de petites cuillères...




De : Les yogourts rebelles
vendredi 10 juillet 2009

vendredi 10 juillet 2009

Le journal d'Angelina en vacances

Moi qui ne parle jamais de moi ou si peu sur ce blog, je me suis lancée le défi de tenir mon journal de bord pendant tout l'été. Vous saurez donc tout, lecteurs frénétiques de Mes petites fables, et par le menu, de la grandeur et des petites misères de mon existence, vous allez pénétrer au coeur de mon moi intime dont je ne vous cacherai rien, vous allez apprendre dans le détail ce que fait Angelina dans la real life lorsqu'elle n'écrit pas sur son blog et qui elle est vraiment. Enfin ! Vous allez découvrir que l'hôtesse de ces lieux mène en réalité une vie passionnante qui mériterait à elle seule de faire l'objet d'un blog, et mieux que tout, vous allez y assister aux premières loges, et même, vous aurez le droit de faire des commentaires. Mais qu'est-ce que je vais faire dans cette galère ?


Lundi 6 juillet :

le vent

Le drap dans le jardin est bringueballé en tous sens, fouetté, martyrisé par les rafales en cette fin de soirée. La lumière s'est obscurcie, il faut allumer l'électricité. J'aime ces atmosphères apocalyptiques, ces moments suspendus le temps d'une hésitation entre le soleil et la pluie, entre temps calme et grain violent.




Mardi 7 juillet :

la pluie

Journée maussade, qui tire entre le bleu léger et le gris, entre le frais et le lourd, entre l'ennui et le pas-le-temps. A 19 heures, une accalmie, l'idée joyeuse d'aller faire des courses pour acheter de quoi faire le repas. Le soleil frissonnant, la fraîcheur qui se pose sur ma gorge, le souffle froid de la morosité s'empare du chemin. En entrant dans le magasin, le temps menace et s'assombrit, le ciel fronce des sourcils. En sortant, les premières gouttes de pluie. On se dit qu'on va se dépêcher, qu'on a le temps, qu'on va faire vite... et à mi-chemin la pluie a fait plus vite que nous. Aux trois quart de la route, elle nous a déjà bien saucés, aspergés, trempés comme des soupes. Nous revenons frais et dégoûlinants. A la télé, il y a l'hommage funèbre à Michael Jackson sur trois chaînes sur six. J'ai raté de justesse Mariah Carey vocalisant sur I'll be there. Le ciel sombre et la télé allumée dans le noir rendent une impression électrique de recueillement. Je m'affaire, je passe et repasse. Il y a Stevie Wonder qui parle, puis Brooke Shields à la grimace figée entre le sourire et le chagrin.



Mercredi 8 juillet :

le chocolat ya

Pas envie de sortir, donc pas sortie. Je me suis concentrée sur mon gâteau au yaourt au chocolat. Je ne sais pas ce que j'ai avec le gâteau au yaourt, un atome pas crochu qui n'accroche pas, une répulsion unilatérale inexplicable. J'ai l'impression que le gâteau au yaourt ne m'aime pas. Je ne le réussis jamais, voire même je le rate à chaque fois, et pourtant c'est le gâteau le plus facile à réaliser, le seul gâteau dont mon amoureux pourrait vous réciter les proportions par coeur et qu'il prend un malin plaisir à réussir avec bonheur, comme pour me narguer.
Bien que nous ayons un long passif, le gâteau au yaourt et moi, je me suis pourtant lancée une fois de plus, jamais découragée, me disant que cette fois c'était la bonne.
Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Le fait que j'ai mis du fromage blanc à la place du yaourt ? De l'Isio 4 à la place de l'huile d'arachide ? J'ai rajouté du Nesquick et des bouts de tablette de chocolat au lait pour varier le goût. Et voilà le résultat.

© Angelina


Vraiment désespérant...


Jeudi 9 juillet :

chewing up


Encore froid et pluvieux, comme ça vous aurez le bulletin météo de toute la semaine. Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui ? J'ai joué à la bataille, j'ai fait une omelette et j'ai raté mon oeuf à la coque, j'ai téléphoné à ma maman, j'ai acheté des chewing-gums. Non mais restez connectés, ça va devenir bien mes vacances, je vous assure.

mercredi 8 juillet 2009

Qollage

© Angelina


Merci a Boubou et à son formidable blog qui m'a donné l'idée de montrer mes petits collages, pas aussi jolis que les siens cependant.

lundi 6 juillet 2009

Premier Gloomy monday d'été

Première semaine de juillet, Mes petites fables sont en vacances. Elles ne s'arrêtent pas pour autant et continuent à travers des rendez-vous habituels comme le Gloomy monday mais aussi de posts un peu différents, un peu plus loufoques et plein de surprises à découvrir tout au long de l'été.

Il n'était pas question de refaire le même Gloomy monday que tout au long de l'année. Pas d'invité donc pour ce premier lundi du mois mais le début de la série estivale sur la thématique des prénoms.

Et j'ai crié... (spéciale cassedédi à Bellâm et Sand en souvenir d'une bonne rigolade).

vendredi 3 juillet 2009

L'Amour pour 17,50 $


Manu23rd, l'un de mes fabuleux fabulateurs, en plus d'être un fidèle lecteur de Mes petites fables, est un réalisateur de talent.

Il le prouve aujourd'hui sur Voldemag à qui il a donné l'exclusivité de son premier court-métrage, L'Amour pour 17,50 $ après Télérama.

Et devinez qui est la rédactrice en chef de Voldemag cette semaine ?

Pour assister à cette projection exceptionnelle, cliquez ici.

mardi 30 juin 2009

Fédérer les énergies from Olivier

Crédits photo

Nous sommes nombreux à déplorer l'éclatement de la gauche de transformation sociale en France.

Nous sommes nombreux à partager un même constat sur la situation nationale et internationale.

A l'heure où la crise s'étend, le capitalisme, engagé dans une course effrénée au profit, détruit la planète, les solidarités. S'y opposer et critiquer ce système est une nécessité. Mais critiquer ne suffit pas, proposer des solutions, construire des alternatives qui préservent les richesses naturelles et permettent un autre usage des richesses produites, favoriser la coopération, et non le profit et la
concurrence, cela est plus que jamais nécessaire.

Depuis des mois, le rejet de la politique de Sarkozy grandit dans les mouvements sociaux et la population. Dans les petites et grandes actions, il existe une recherche de critique et de construction qui demeure trop éclatée pour atteindre la force nécessaire pour changer les choses en profondeur. Nous sommes nombreux à le sentir, il manque dans notre pays un acteur politique qui conteste, propose et rassemble largement.

Car la gauche est aujourd'hui dans l'impasse, les élections européennes l'ont encore démontré. Le Parti socialiste se montre incapable de proposer une alternative politique. Le score des listes Europe écologie manifeste une forte sensibilité aux enjeux écologiques mais ne remet pas en cause la logique du profit. Les forces anticapitalistes éparpillées obtiennent des scores honorables, en présentant des projets si voisins qu'ils auraient dû être communs. Et comment ne pas voir la force qu'elles auraient eu si elles s'étaient rassemblées. Cette situation a amené une énorme abstention, elle désoriente celles et ceux qui luttent, ceux qui subissent, et qui sont ainsi maintenus à l'écart de la politique. Cette situation conduit à ce qu'en France, en Italie, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, c'est une droite dure qui arrive en tête.

Le panorama pourrait paraître déprimant. Une droite triomphante, une gauche atone, des résistances éparpillées et pourtant nous ne nous résignons pas. Il faut fédérer les énergies.

Fédérer les énergies, c?est d'abord redéfinir un nouveau projet. Il faut inventer un nouveau mode de développement rompant avec le productivisme, ouvrant la voie à une appropriation sociale des richesses et des moyens de production, à d'autres rapports de production, à d'autres rapports entre les femmes et les hommes, à d'autres objectifs pour l'activité humaine, à d'autres rapports à la nature, à une démocratie renouvelée. Les urgences sociales et écologiques ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à l'une ni à l'autre sans remise en cause du capitalisme.

Fédérer les énergies, c'est ensuite inventer de nouvelles relations avec les mouvements sociaux, entre mobilisations et institutions. Car les grandes luttes politiques ne pourront désormais être menées que par une convergence de toutes sortes de forces, syndicats, mouvements culturels, associations, partis et autres organisations.

Pour cela, il faut favoriser les convergences dans les luttes sociales et écologiques, contre les licenciements et pour l'emploi, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, pour l'extension des droits des femmes, pour la régularisation des sans-papiers, contre la marchandisation du vivant, pour développer le féminisme et l'antiracisme, pour de
nouvelles formes de production de l'énergie, pour un développement respectueux de l'avenir de la planète.

Fédérer les énergies, c'est aussi construire la force politique pluraliste et transformatrice dont notre pays a besoin. Aucune structure ne peut à elle seule faire bouger les lignes. La nécessité est bien de rassembler tous les courants de la gauche de transformation sociale et écologique. Un rassemblement pluraliste, fort de la confrontation des différentes cultures existantes, permettra d'affirmer un projet politique commun tout en développant une dynamique de rassemblement. Mais ce rassemblement que nous appelons de nos voeux ne pourra se faire sans une profonde critique des anciens modes d'organisation et l'invention de nouvelles formes d'action. Il est indispensable pour permettre l'implication du maximum de citoyens de combattre la délégation de pouvoir et d'inventer de nouveaux fonctionnements démocratiques.

Les prochaines élections régionales seront dans ce cadre importantes. Marqueront-elles à nouveau l'éloignement des milieux populaires de la vie politique et de la division de la gauche de gauche, ou permettront-elles des avancées face à la droite ? Existera-t-il la possibilité pour les habitants de peser fortement pour élaborer et imposer des politiques différentes dans les régions - pour réduire les fractures territoriales et sociales, pour le développement économique et social, tenant compte d'une réduction de l'empreinte écologique ; pour répondre aux besoins de logement, d'emploi, de santé, de formation ?

Divisés nous sommes des nains, divisés nous ne servons à rien pour ceux qui souffrent et ceux qui veulent vivre mieux. Quelle absurdité de ne servir à rien alors que dans un monde que le capitalisme conduit à sa perte, ce qui nous rassemble est infiniment plus fort que ce qui nous sépare.

Alors rassemblons-nous, fédérons-nous et nous pourrons faire entendre une autre voix à gauche.

Rassemblés nous pourrons à nouveau faire souffler le vent du changement !