jeudi 31 janvier 2008

Afghanistan aujourd'hui

A ne pas manquer ce soir...

L'émission Envoyé spécial propose un documentaire réalisé par l'actrice Marianne Denicourt en Afghanistan. Membre d'Afghanistan Demain qui s'efforce de scolariser les enfants pauvres de Kaboul, elle s'est rendue sur place afin de filmer et témoigner sur l'action de cette association. Nassima, une vie confisquée relate les tractations autour d'une enfant mariée par son père à 5 ans, qui doit quitter l'école à 9 ans pour rejoindre un homme qu'elle ne connaît pas.

Sujet sensible s'il en est, effroyable, inimaginable pour nos cultures occidentales. Pourtant, comme elle l'affirme et l'explique si bien, Marianne Denicourt ne juge pas. Elle assiste muette, silencieuse, presque invisible aux discussions entre toutes les parties, les deux familles, mais aussi l'association qui cherche à venir en aide à la petite Nassima, les autorités en équilibre entre modernité et tradition.

Ce reportage qui s'annonce bouleversant nous rappelle encore une fois, s'il en était besoin, combien les enfants sont à la merci des adultes, combien ils sont les premières victimes consentantes d'enjeux qui les dépassent.

Savoir qu'une actrice aussi rare et aussi précieuse (par son talent) que Marianne Denicourt a réalisé ce film ne m'étonne pas du tout et me réjouit.

Pour en savoir plus, Télérama a posé 3 questions à Marianne Denicourt.

2 commentaires:

J.T a dit…

Article interressant et trés sympatique :)
Ceci dit, j'ai toujours quelques problemes vis à vis de ces sujets "pseudo-humanitaire" qui ne sont qu'une infime representation des réels problemes qu'il y'a dans le monde.
Problemes que l'on regarde depuis notre canapé au travers un ecran de télé, comme au travers d'un aquarium.
Suite à cette emission, je doute que la situation change en afghanistan, mais nulle doute que France 2 est bien content de l'argent que l'audimat lui auras fait gagner en publicité et autre ;)

Angelina a dit…

Salut j.t et bienvenue à toi...
En effet, je peux comprendre ton avis et ton sarcasme. La télé exploite le malheur des gens, fait pleurer dans les chaumières et récupère les dividendes.
C'est tout de même un peu désabusé comme attitude, car pour ma part, je crois en la sincérité de l'actrice qui a réalisé le film et qui n'a pas grand chose à gagner dans l'histoire.
Je crois ou veux croire qu'il y a encore matière à se faire interpeller par la télé, les documentaires, matière à se mobiliser grâce à internet, à communiquer. D'accord on est dans son canapé et cette petite fille nous émeut aux larmes, mais relayer l'information, savoir que cela existe, même si au fond, on ne va rien changer, c'est aussi une façon de refuser de se soumettre, c'est garder intacte sa capacité à s'indigner.
Je crois encore en la capacité des gens à s'indigner, pour les autres, ceux qui vivent à des milliers de km mais aussi pour soi. Ce sont les petits pas qui font avancer le monde plus vite.

Une erreur est survenue dans ce gadget