vendredi 11 juillet 2008

La théorie des suceurs d'oursins


Sucer des oursins, ça craint. Et pourtant c’est ce que font une bonne majorité des poulpinous qui travaillent avec moi. Il m’arrive moi aussi des sucer des oursins, mais je ne le proclame pas aussi haut et fort qu’eux. Pour ma part, je sais rester modeste. On va dire que je me contente d’avaler des abeilles.

Sucer des oursins, ça fait mal. D’autant plus quand ça arrive à peu près toute la journée. J’imagine qu’avec de l’entraînement, une certaine habitude s’installe.

Mais sucer des oursins, c’est quoi ? Ça suce des oursins quand, dans son travail ou ailleurs, on rencontre un problème et que tout à coup, la situation devient tout à fait merdique.

Bizarrement, il y a des boîtes qui se font une spécialité de faire sucer des oursins à leurs employés : petits moyens, pas assez de personnel, horaires de fous, délais improbables, management au lance-pierre et salaire à la roulette.

Malheureusement pour mon scoop, ce concept neuf, innovant et quasi-révolutionnaire du suceur d’oursin n’est pas encore très défini et n’en est encore qu’à l’état d’ébauche. Cela dit, la théorie n’est pas très complexe non plus. Tout droit sorti d’un bouillonnant cerveau chevelu, il mérite d’être affiné, revu et corrigé.

A ma grande honte, et induite en erreur dès le lancement du concept, j’ai cru pendant un long moment que les suceurs d’oursins étaient ceux qui créaient ces conditions de travail difficiles, à savoir le patronat. Que nenni, non non non non non non, le patronat n’est que le pourvoyeur d’oursins. Cela dit, hommage doit lui être rendu car il est parfois très fatigant de rendre une situation simple absolument compliquée, de se débrouiller pour qu’il n’y ait jamais assez de monde sur un projet, c'est-à-dire en ayant viré deux ou trois personnes en route, ou de négocier des délais irréalisables à moins de s’appeler Steve Austin ou Super Jaimie… ou d’être leur enfant naturel (puisqu’ils ne se sont jamais mariés je vous rappelle).

Chers amis et lecteurs, je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution de la théorie des suceurs d’oursins qui, comme vous pouvez en juger, est d’un intérêt capital pour l’évolution de l’humanité dans le tertiaire.

Dernière précision et mise en garde. Attention, selon l’auteur du concept, nous sommes tous des suceurs d’oursins potentiels : « Vous sucerez des oursins quand les impôts vous réclameront quelques milliers d’euros venus de l’espace par exemple. »

Alors vous pourrez affirmer en chœur : « That sucks urchins ! » (C’est du franglais, mais on s’en fout)

4 commentaires:

BritBrit a dit…

J'aurais jamais osé !

Amelie / Ces petits riens parisiens a dit…

Oh la la, je suis donc une suceuse moi aussi... glups

peo a dit…

"il est parfois très fatigant de rendre une situation simple absolument compliquée"

Mais c'est tellement vrai!

peo a dit…

Haha ! Je peux sucer des oursins dans le metro depuis mon iphone! C'est pas beau la vie?

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