dimanche 7 juin 2009

Noémie et Gontran : pourquoi ça n'a pas marché

Retour de la rubrique hot sur Mes petites fables après le festival de Cannes et une semaine off. Pour repartir sur de bonnes bases, j'ai décidé de tirer les conclusions définitives sur l'affaire Noémie/Gontran ou comment draguer au bureau sans se manger la porte des chiottes ?

Les roucoulades de Gontran sur sa messagerie interne n'auront pas porté leurs fruits. Las, la belle n'était visiblement pas sur la même longueur d'ondes. De fait, s'il a évité certains écueils de la drague au bureau, tels la machine à café, la photocopieuse, le bout de trottoir pour fumer sa clope dans le froid, Gontran n'a pas su tirer tout le profit espéré de cette nouvelle arme de la technologie offerte aux salariés en mal de e-solutions pour égayer leur quotidien sur leur lieu de travail. Voilà pourquoi :

1/ La drague se fait en douceur

Le moins que l'on puisse dire, c'est que derrière son écran, le petit père Gontran était drôlement gonflé,voire carrément cru. Certes la messagerie interne peut autoriser un langage plus que fleuri, même sexuel. Car il est clair que devant la machine à café, la chose n'est pas aussi aisée sans se sentir saisi d'un afflux sanguin galopant aux joues. Cependant la volonté forcenée de Gontran de vouloir faire un cunnilingus à tout prix à Noémie, bien que sympathique, n'était peut-être pas une bonne tactique d'approche. D'autant que ses propositions très imagées se résumaient par : cunni aux toilettes ou cunni sous le bureau.

2/ Oublier la machine à café

Quelle erreur ! Certes la machine à café peut se révéler un véritable piège à rats pour les dragueurs incontrôlés au bureau. Cependant, elle permet parfois de concrétiser le virtuel et de passer à la vitesse supérieure, à savoir la peau. Car les belles paroles doivent se nourrir de concret plus ou moins substantiel. Un regard appuyé, une bouche qui s'entrouvre appelant le baiser, un frôlement aussi furtif qu'involontaire. Sauter les deux pieds joints du virtuel au concret sans ménagement, c'est aller droit à l'étalage façon Gontran. La clé est de trouver des endroits stratégiques.

3/ Les chiottes, la dérive

Un cunnilingus bien fait, exécuté par une langue habile, docile, curieuse, fouineuse, un peu indiscrète, c'est bien agréable. Surtout au bureau. Et loin de nous l'idée de nous offusquer à l'idée d'un petit encas entre la réunion du staff et le rapport du Commissaire aux Comptes. Cela dit, contrairement à l'adage, en matière de sexualité, l'appétit ne vient pas en mangeant. Et toutes les conditions doivent être requises pour une exécution parfaite de l'exercice. L'écueil, c'est d'avoir au bureau des chiottes qui puent, qui ferment mal, des où on voit les pieds sous la portes, des multi-chiottes où l'on peut se parler d'une chiotte à l'autre ce qui augmente les risques d'être entendu, des chiottes uniques qui, si l'exercice se prolonge, risque de provoquer un bouchon voire une queue. Bref, au bureau, bien que ce soit le seul lieu, ce n'est pourtant pas le lieu.

Moi, je suggère la réserve des fournitures, mais ce n'est que mon avis.

4/ Savoir se montrer sous son vrai jour

Et ce n'est pas si simple. Les messages écrits permettent d'entretenir une relation dans un autre espace, facilitent les discussions marrantes, récréatives. Le jeu des échanges par claviers interposés permet le taque-au-taque tout en ayant le temps de réfléchir, de se construire un personnage, de délirer ou d'être ambigu light. C'est un véritable piège. Difficile de ressembler à ce qu'on écrit une fois devant la machine à café.



Dommage, Gontran...

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