vendredi 10 juillet 2009

Le journal d'Angelina en vacances

Moi qui ne parle jamais de moi ou si peu sur ce blog, je me suis lancée le défi de tenir mon journal de bord pendant tout l'été. Vous saurez donc tout, lecteurs frénétiques de Mes petites fables, et par le menu, de la grandeur et des petites misères de mon existence, vous allez pénétrer au coeur de mon moi intime dont je ne vous cacherai rien, vous allez apprendre dans le détail ce que fait Angelina dans la real life lorsqu'elle n'écrit pas sur son blog et qui elle est vraiment. Enfin ! Vous allez découvrir que l'hôtesse de ces lieux mène en réalité une vie passionnante qui mériterait à elle seule de faire l'objet d'un blog, et mieux que tout, vous allez y assister aux premières loges, et même, vous aurez le droit de faire des commentaires. Mais qu'est-ce que je vais faire dans cette galère ?


Lundi 6 juillet :

le vent

Le drap dans le jardin est bringueballé en tous sens, fouetté, martyrisé par les rafales en cette fin de soirée. La lumière s'est obscurcie, il faut allumer l'électricité. J'aime ces atmosphères apocalyptiques, ces moments suspendus le temps d'une hésitation entre le soleil et la pluie, entre temps calme et grain violent.




Mardi 7 juillet :

la pluie

Journée maussade, qui tire entre le bleu léger et le gris, entre le frais et le lourd, entre l'ennui et le pas-le-temps. A 19 heures, une accalmie, l'idée joyeuse d'aller faire des courses pour acheter de quoi faire le repas. Le soleil frissonnant, la fraîcheur qui se pose sur ma gorge, le souffle froid de la morosité s'empare du chemin. En entrant dans le magasin, le temps menace et s'assombrit, le ciel fronce des sourcils. En sortant, les premières gouttes de pluie. On se dit qu'on va se dépêcher, qu'on a le temps, qu'on va faire vite... et à mi-chemin la pluie a fait plus vite que nous. Aux trois quart de la route, elle nous a déjà bien saucés, aspergés, trempés comme des soupes. Nous revenons frais et dégoûlinants. A la télé, il y a l'hommage funèbre à Michael Jackson sur trois chaînes sur six. J'ai raté de justesse Mariah Carey vocalisant sur I'll be there. Le ciel sombre et la télé allumée dans le noir rendent une impression électrique de recueillement. Je m'affaire, je passe et repasse. Il y a Stevie Wonder qui parle, puis Brooke Shields à la grimace figée entre le sourire et le chagrin.



Mercredi 8 juillet :

le chocolat ya

Pas envie de sortir, donc pas sortie. Je me suis concentrée sur mon gâteau au yaourt au chocolat. Je ne sais pas ce que j'ai avec le gâteau au yaourt, un atome pas crochu qui n'accroche pas, une répulsion unilatérale inexplicable. J'ai l'impression que le gâteau au yaourt ne m'aime pas. Je ne le réussis jamais, voire même je le rate à chaque fois, et pourtant c'est le gâteau le plus facile à réaliser, le seul gâteau dont mon amoureux pourrait vous réciter les proportions par coeur et qu'il prend un malin plaisir à réussir avec bonheur, comme pour me narguer.
Bien que nous ayons un long passif, le gâteau au yaourt et moi, je me suis pourtant lancée une fois de plus, jamais découragée, me disant que cette fois c'était la bonne.
Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Le fait que j'ai mis du fromage blanc à la place du yaourt ? De l'Isio 4 à la place de l'huile d'arachide ? J'ai rajouté du Nesquick et des bouts de tablette de chocolat au lait pour varier le goût. Et voilà le résultat.

© Angelina


Vraiment désespérant...


Jeudi 9 juillet :

chewing up


Encore froid et pluvieux, comme ça vous aurez le bulletin météo de toute la semaine. Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui ? J'ai joué à la bataille, j'ai fait une omelette et j'ai raté mon oeuf à la coque, j'ai téléphoné à ma maman, j'ai acheté des chewing-gums. Non mais restez connectés, ça va devenir bien mes vacances, je vous assure.

2 commentaires:

Helene a dit…

Mon dieu, mais tu es en Bretagne ?

Angelina a dit…

Lol !