mardi 13 avril 2010

Arapimou from Christine

Photo petrogaz

A 30 ans, Héziah claque enfin la porte. Marre des collègues en copie carbone. Marre de la famille, marre des petites cuillères en argent dans la bouche. Un petit détour par la poste pour vider son Livret A et la vie peut commencer. Ses déambulations dans les rues de la capitale lui offrent un autre visage de Paris : des clochards vissés sur des bouches d'aérations, des bars miteux, des prostituées qui se cachent tout en lui ouvrant leurs bras percés et bleus. Héziah vivra une passion éphémère avec Anne, l'une d'elles. Elle se donnera sans penser au lendemain, avant de disparaître mystérieusement. Enlevée ? Abattue par le proxénète, invisible et menaçant ? Le dealer ? La famille est encore trop près. Héziah n'a pas le temps de chercher Anne car Victoire, sa soeur, lance des hommes de main à sa poursuite.

Marseille, les chichas, les clubs sado-maso, et l'argent bien planqué contre son ventre.

La liberté vite. Un cargo d'immigrés clandestins qui repart vide, l'espoir de semer ses poursuivants. Athènes, carrefour entre l'Orient et l'Occident, indéchiffrable intermédiaire qui hésite entre modernité et traditions. Dans les rues mal famées d'Exarchia, une voix rauque et enfantine l'interpelle. Ce soir, c'est la première fois que Michaëla le fait pour de l'argent. Mais elle se montre cachotière, déséquilibrée et déterminée à la fois. Jusqu'à quel point peut-on exercer sa rancune et son désir de vengeance ? Jusqu'à refuser de tendre la main à un père mourant ? Par quels chemins tortueux Michaëla mènera-t-elle Héziah pour qu'en une nuit et un jour il ait retrouvé le besoin de rentrer chez lui ? Les hommes de main de Victoire l'entendront-ils de cette oreille ?

C'est à une passionnante odyssée que nous convie ce jeune auteur issu de la célèbre école de journalisme Emi-CFD. Comme des millions de lecteurs potentiels, vous vous laisserez prendre par le charme des protagonistes qui sauront vous attirer vers les fantasmes les plus dangereux de ce début de millénaire.



in : La part du fabulateur

Aucun commentaire:

Une erreur est survenue dans ce gadget