Ҫa ressemble à du sexe, ça parle de sexe, ça a le goût du sexe, c'est avant tout de la littérature. Des mots, de la poésie, du sang. Sève liquoreuse d'un moi, généralement féminin, qui se trouve après s'être cherché, qui s'affirme, dans la chair du verbe. Est-ce sur un malentendu que l'ardente Alina Reyes s'est fait connaître et a obtenu un immense succès critique et public ? A voir. Toujours est-il qu'en 1988 son Boucher tranche dans le lard et met tout le monde d'accord. S'adonner à la littérature érotique n'est plus honteux. Plus la peine de recouvrir la couverture de son livre dans du papier blanc pour lire dans le métro. C'est même hautement chic et du dernier conceptuel.
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Ses yeux de braise, prêts à dévorer ou à brûler tout ce qu'ils touchent, ses longs cheveux noirs encadrant parfaitement un visage mutin, détonnent sur des vêtements généralement rouges. Alina Reyes a le goût et l'allure du feu et du sang mêlés. Des livres érotiques, elle en a écrit encore. Des livres qui parle de corps, de plaisir féminins, de femmes, d'elle. Lucie au long cours (1990), Au corset qui tue (1992), Lilith (1999), Sept Nuits (2005), entre autres... Une démarche qui ira loin puisque l'auteure posera dans le plus simple appareil (des bottes, c'est utile) pour la couverture d'un de ses ouvrages La vérité nue, co-écrit avec Stéphane Zagdanski en 2002.
Fille de communistes fervents, Alina Reyes poursuit un parcours dont l'intensité l'a menée jusqu'à Dieu puisqu'elle reprend aujourd'hui les traductions de la Bible. Qui pourrait s'en étonner ?
in: The closer I get
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