lundi 3 septembre 2012

Le Gloomy Monday of the Summer d'Oliv' [J-7]

Déjà le 3 septembre, la rentrée est avancée à grand pas et doucement j'émerge comme après une longue hibernation. Ces vacances ont été superbes, lecteurs aimés : des haïkus, du cinéma, des Gloomy Monday anthologiques maniés par amis et célébrités. Un feu d'artifice estival.

Certes nous sommes le 3 septembre, mais n'oublions pas que la rentrée "officielle" c'est demain, alors on en profite pour rester en vacances et déguster le dernier Gloomy Monday de l'été avec un VIP de choix.

Oliv' c'est le type qui a dessiné cette jolie bannière que vous avez été quelques centaines de milliers à acclamer (j'exagère à peine). J'ai même la joie de vous apprendre qu'elle a été conçue d'après mon portrait véritable. Mais Oliv', c'est surtout l'un des remarquables dessinateurs de Bakchich. De l'humour, de l'ironie, un trait qui fleure bon les souvenirs d'enfance, qui sait également être piquant et rigolard. La tablette graphique en permanence sous le bras, Oliv' dessine plus vite que son ombre.







Les paroles, dans une chanson, sont à la musique ce qu'est le verbiage à la communication, au mieux 20 % de la compréhension du message, les 80 restants étant le résultat de gestuelle, fragments instinctifs de nos ancêtres primates.

Ce qui véhicule véritablement l'information, c'est l'enchaînement des ces fameuses notes qui sont de manière agréable à l'oreille et qui laissent l'interprétation de chacun prendre le dessus sur un texte totalitaire qui impose une seule direction.
L'auditeur, soumis au dictat des mots, pauvres outils linguistiques limités, ne pourra percevoir qu'une partie du message, celui qu'on ne voit qu'avec le cœur.
L'antagonisme paroles/musique à atteint aujourd'hui une apogée malheureuse, où l'on entend un chanteur plaintif vomir un texte insipide sur une musique qu'il méprise tellement qu'elle ne sert qu'à justifier la frustration d'un individu incapable de coucher ses petits problèmes personnels sur les pages d'un livre tant il est plus jouissif d'assassiner nos oreilles.
Débarrassés de l'oripeau textuelle, les instrumentaux nous parlent justement parce qu'ils n'ont rien à dire, l'abstrait des fréquences se mélange au concret de l'instrument et c'est dans ce Yin-Yang au premier abord manichéen qu'explose le spectre des idées, des sensations et des couleurs invariablement reliées à l'état d'esprit de chacun.

Quand la plume se tait, la musique hurle son bonheur, crie sa technique, clame sa complexité et revendique sa créativité. Lorsqu'on laisse la musique libre de parler, elle nous ouvre alors les portes de la conscience, nous transforme en chaman mélomane, nous invite au voyage et nous transmet son énergie.

Parfois, la voix retrouve sa fonction première, ancestrale, et se comporte comme un instrument, débarrassée de la parole, elle communique d'autant plus.

La prochaine fois que vous écouterez un morceau, fermez les yeux, occultez vos autres sens pour ne laisser passer que les fréquences, ressentez, vivez la musique et baignez-vous dans son énergie, retirez le voile des paroles pour n'en retenir que l'essentiel, parce que le paradis est dans les détails...

Oliv'









in: Gloomy monday

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