mercredi 1 avril 2009

Encore un peu de politique, mais Bashung from Grégory H

Le monde vu par la petite lucarne d'Uzès grâce à Grégory H. Mais ici c'est déjà partout ailleurs.


D’avantage d’Internet, d’avantage de blogs, c’est aussi d’avantage de critiques sur la politique de l’équipe municipale à Uzès. Mais « critique » n’est pas « débat ».


Soyons clairs, sans parler des décisions courantes prises au conseil municipal, sans parler même de la manière dont s’exerce le débat mené par nos élites locales, je ne peux qu’être d’accord avec le regret général émis, sur l’absence de projet et de vision à Uzès.


Peut-on alors espérer que la CCU se substitue un tant soit peu à la politique loco-locale, ou à son absence ? Je ne suis pas qualifié pour le dire.

J’étais présent aux premières réunions de la CCU recomposée en 2008. Nicole Perez prenait sa fonction de Présidente. Une femme parmi les hommes, une femme posée, à l’écoute. Sans manifestation d’ego , sans arrogance, bref, une femme bienvenue, dont on sent la volonté de servir.

Bien sûr, les sujets étaient un peu techniques, les choses se mettaient en place.

Puis j’entendais parler de la piscine, ou plutôt reparler de la fameuse piscine qui serait construite en Uzège. Six millions d’euros au bas mot, le double selon quelques avis prétendus avisés. Je me disais : « Ne peut on pas faire « mieux » avec cet argent ? ». Ce projet me semble dispensieu et dispensable.

La grande crise de 2008 est arrivée entre-temps, je me dis qu’un tel budget n’est pas compatible avec les questions d’environnement, de consommation matérielle, et les modifications qu’encourt le paysage sociologique.

Si cependant la CCU est compétente pour un projet de cette nature, je peux penser qu’elle l’est également pour d’autres projets. Et notamment des projets moins coûteux :


- Comme par exemple celui de donner un rendez vous périodique aux Uzégiennes et Uzégiens, sous forme d’appel à projets et débats. Comme par exemple, dans le souci d’être un interlocuteur privilégié avec les populations, d’avoir un lieu d’accueil, une visibilité et une communication qui mettent en avant l’importance de son rôle et de son action. Car quels sont les projets concrets de la CCU ? je doute que les habitants le sachent (Et l ‘annonce des réunions publiques est peu visible)

- Comme par exemple créer un accueil téléphonique gratuit permettant d’obtenir des informations sur des services qui résulteraient de la constitution d’un répertoire favorisant l’activité. « Je réside Montaren, j’ai besoin d’un écrivain public » ; « Je suis momentanément privé de mobilité, pouvez vous me donner les coordonnées d’une personne pouvant me livrer mes courses sur Saint Quentin la Poterie ? » …


Créer du lien social donc, favoriser une dynamique d’activité et le statut d’auto entrepreneur, jouer un rôle de fédérateur d’énergies humaines. Mais je ne suis pas compétant pour parler des missions de la CCU. Toujours est-il qu’après quelques réunions de son Conseil, de même qu’avec le Conseil Municipal d’Uzès, je n’ai pas jugé les débats suffisamment en phase avec mes attentes pour continuer à y assister. Reste la question même de l’avenir de la CCU, qui est certes centrale, mais qui pourrait bénéficier de la conception d’un projet en rapport avec son identité.

L’occasion de redire que l’on avance avec les idées, qu’avec les idées, et que la technique n’est qu’au service des idées. Que sans les idées, il ne reste pas grand chose. Si le débat d’idées n’est plus présent, la technique ne sert à rien, sinon à gérer les activités courantes.

© Mathieu ZAZZO


Il était un peu mon voisin, celloclodoaldien, et il chantait des phrases comme « Je s’rai toujours cet étranger au regard sombre, un rebelle dans vos yeux… » ou « Emotions censurées, j’en ai plein le container… » ou encore « Mes yeux sont dans le miroir où je les ai laissés, j’me reconnais même plus sur les photos… »

Au début des années 80, il inscrivait dans ma mémoire quelques autres mots magiques « C’est comment qu’on freine ? j’voudrais descendre de là… », de quoi imprégner un encore gamin d’une vingtaine d’années. Drôle de nom, drôle de type : Bashung.



L’éPURé arrive à terme, 13 reste le nombre de la fin de série pour moi. Serial qui leurre, je reste … ce sera sous une autre forme… ou pas. Merci à celles et ceux qui m’ont manifesté aussi bien encouragement que critiques.





Grégory H
L'éPURé n° 13

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