mardi 22 septembre 2009

Nazdarovie... from Aude

"Nazdarovie"... En russe, c'est bien plus savoureux de trinquer. Que tintent les verres ! Pas de vodka pourtant, ben non, on en a pas ; DU RHUM ! Bien épais, sirupeux, avec une perle de sucre de canne, et cette insolente petite tranche de citron vert que l'on aspire jusqu'au bout, qui vous détruit les lèvres et vous réveille les gencives ! "Donne du rhum à ton homme, tu verras comme il t'aimera..."

Ah elles sont loin les Antilles, on est en Normandie, Hauteville, Granville, Hauteville, ça doit être ça, mais où est la ville ? Pas ici en tout cas, dehors, à marée basse, sur cette plage bronze, coques et couteaux font des tortillons de sable, le silence a pour seul interlocuteur le vent... Non vraiment, si c'était la ville ça s'saurait. Qu'importe la ville, c'est bien la teuf, elle enfle dans chaque pièce de la maison, onze gaillards, gros fêtards, trois soirs déjà qu'ça dure, bon vin, bonne chair. Bien sûr, le matin, on fait moins les malins, chacun prend sa tête en vrac et la pose sur le sable, mais depuis deux jours il pleut, vers 3, 4 heures, on retourne au pieu.

NAZDAROVIE ! - Hmm, et quoi d'autre ? Ohh, Jules essaie d'en dégoûter un dernier avec son histoire de coloscopie, à l'hôpital... Le médecin, hélas, était une bombe... Pour l'heure, c'est plutôt la vessie qui s'inquiète. 1h. Direction les toilettes, et avec elles un peu d'isolement, ouf. Dans cet antre, on se trouve la face bien rougie, le vent ? le soleil ? Pas seulement ! On rit tout seul à ce qu'on a entendu juste avant. Tiens la fenêtre est ouverte.

Soudain, la lubie, une douce folie. Si au lieu de sortir des toilettes par la porte, marre des portes, on s'en extirpait par la fenêtre. Si un soir, le risque et la soif de justice en moins, on s'improvisait fantômette. Fantômette, souvenez-vous, la ptite qui, dès la pénombre, mettait sa cape, son masque, pour voler au secours de son entourage... A ne pas lire trop longtemps, ça débordait de bons sentiments, les doigts vous en collaient. Et ces niaises de copines qui ne la reconnaissaient jamais, pff ! Ben là, pareil, ni vu ni connu, tout en souplesse, par la fenêtre, du coup la porte reste fermée de l'intérieur, dommage pour les vessies saturées, mais ça dans les brumes d'alcool, c'est déjà évaporé. Evanoui.

Dehors, c'est flagrant la balançoire s'ennuie. C'est flagrant. Un peu d'élan, et hop, marrant la balançoire, merde ! J'ai pété la corde ? Ça j'm'en souviens. Hé les gars, j'ai pété la balançoire !! Rires. D'autres rumeurs festives, d'autres danses encore, Antoine pique du zen, on se souvient l'avoir vu à la bière dès dix heures, l'a qu'à pas être aussi matinal. 3h30 du mat : "Quel est le relou qui est sorti des chiottes par la fenêtre en laissant la porte fermée ?" Soudain, ma mémoire me montre du doigt. Convergence des regards. "T'es un peu ouf, non ?" Gros fard.

Photo ffrederic

1 commentaire:

Manu a dit…

J'adore... Je repars avec un grand sourire...

Une erreur est survenue dans ce gadget