lundi 9 novembre 2009

Messagère de l'angoisse russe

La chute du Mur de Berlin a été l'occasion de découvrir qu'il existait un rock de l'Est et d'en sourire. J'ai gardé un vinyl de l'époque, collector.

Mais en fouillant dans le web et en cherchant quelque chose de drôle pour ce Gloomy Monday de la chute du Mur, je suis tombée (et c'est une réelle découverte car je ne la connaissais pas) sur la Vladimir Vissotski au féminin ou la Emily Brontë russe.

Lumière de la scène punk de Novossibirsk, Yanka Dyagileva, poète, chanteuse et compositeure est décédée en 1991 à l'âge de 25 ans. Entretemps, nonobstant des études d'ingénieur, elle a pris des cours de piano et a appris à jouer de la guitare seule, a écrit des poèmes, a vécu une relation amoureuse houleuse avec le rocker Egor Letov qui fut en partie son mentor. La mort de son ami musicien Alexandre Bashlachev, en 1988, l'a plongée dans une profonde dépression qui ne l'a plus jamais quittée.

Un premier album acoustique, Ne Polozheno (Interdit) est enregistré en janvier 1988, suivi d'un deuxième en 1989 réédité en 1995 sous le titre Prodano! (Vendu !).

Au mois de mai 1991, elle est partie en promenade et n'est jamais revenue. Son corps a été repêché dans une rivière huit jours plus tard sans que l'on sache s'il s'agissait d'un accident ou d'un suicide.

Sa renommée en Russie est surtout posthume.

Cette vidéo la montre lors d'un festival de rock accoustique en 1990 à Tcherepovets sur la Volga.


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