lundi 9 novembre 2009

Mieux que des mots, Bach...

Moi j'ai eu la chance de l'entendre jouer derrière un mur d'abord, un an avant, en été 1988, lors d'un festival dans le Midi. Après l'entracte, les grilles du château où il jouait exceptionnellement ce soir-là se sont ouvertes, et j'ai pu assister, debout, si près, à la deuxième partie du récital.

Impossible de se souvenir de cette journée sans penser à lui.




Voulant apporter son témoignage à l'édifice historique, lui qui fut déchu de sa nationalité onze ans plus tôt, tenu à l'écart de sa terre natale, Mstislav Rostropovitch était venu interpréter une suite de Bach, un matin dans le froid et devant le Mur, ou déjà ce qu'il en restait, "en mémoire des morts".

L'image de ce vieil homme, assis sur une simple chaise, devant quelques spectateurs internationaux, pour ces quelques minutes de virtuosité ont évidemment fait le tour du monde et demeurent un symbole du moment.

"Ce concert a été l'un des plus beaux moments de ma vie", aurait confié Rostropovitch. "Ce Mur était comme une déchirure dans mon coeur."

Source : Lematin.ch


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