vendredi 17 décembre 2010

Qui êtes-vous Le Charivari ?

La Côte d'Ivoire en ébullition, un déjeuner cybersexiste à l'Elysée, le retour de la neige et du soleil en même temps, les vacances qui frappent à la fin de la journée et le week-end des dernières courses affolées au bout de la lorgnette, n'en jetez-plus ! Je dis halte et je revendique des bornes aux limites du supportable en général et un droit à la légereté pour aujourd'hui,demain et 2011.

Sur les conseils avisés d'un ami, oui oui oui, un ami, je suis allée visitée Le Charivari. Cela pourrait se résumer en un slogan : "J'ai cliqué, j'ai surfé, j'ai kiffé." Le Charivari, c'est un site tenu par deux très jeunes filles de 18 et 19 ans, qui mélange subtilement et avec intelligence, mode et musique. Sarah conçoit et fabrique ses modèles, Camille fait des photos à tomber que Cosmo, Elle et même Vogue pourraient lui envier. Enchantée par mon escale dans Le Charivari, j'ai téléphoné à Sarah, décidée à en savoir plus.

Coralie porte une jupe taille haute en coton bleu et blanc.
Création : Sarah  Piettre
Photographie : Camille Balenieri © Le Charivari


Le Charivari, qu'est-ce que c'est ?
Au départ, c'est un blog transformé en site. Moitié mode, moitié musique, il est développé à deux. Camille prend les photos et je fais les vêtements, sans aucune prétention. On se retrouve dans la musique. La musique, les groupes que l'on retrouve sur Le Charivari sont comme des traces de nos personnalités. On voulait faire un travail qui ne soit pas catégorisé comme un blog de minettes, même si on est conscientes de ne pas être des professionnelles. Mais il était important de se distinguer. Nous voulions faire quelque chose de plus ou moins pro, être prises au sérieux.


Vous faites quoi dans la vraie vie ?
Moi, je suis en deuxième année d'histoire de l'art. Camille est en hypokhâgne. Mais le site reste très familial, amical. C'est l'idée qu'on veut donner. C'est mon oncle webmaster qui nous a fait le site. Et les personnes qui posent sont tous des amis. Nous voulons faire participer notre entourage.


Le Charivari, ça veut dire quoi ?
C'est le nom d'un journal satirique du 19ème siècle. La sonorité nous plaisait. C'est à la fois très francophone et ça sonne bien en anglais, c'est compréhensible par tout le monde.


Outre les photos, le site est très attractif grâce à la musique et les différentes interviews de célébrités que l'on y trouve. Comment avez-vous fait pour approcher Mark Ronson (le producteur d'Amy Winehouse, NDLB) par exemple ?
C'est très simple. On va vers les artistes, on leur explique ce que l'on fait, on laisse notre carte. Je ne sais pas comment ça marche, mais ça marche. Pour Mark Ronson, c'était un peu différent. C'est un bloggueur qui nous a contactées pour faire l'interview avec lui, et le jour j, il n'est pas venu. On s'est retrouvée seules face à Mark Ronson. Mais en général, on y va au culot, on n'hésite pas à envoyer un mail, à demander aux groupes qui nous plaisent de participer. C'est comme cela qu'on a eu la chance de travailler avec Kitsuné.


Mathilde porte une jupe en coton rose, une jupe en vichy bleu ciel.
Création : Sarah Piettre
Photographie : Camille Balenieri
© Le Charivari


Comment ça se passe au niveau de la création des vêtements ?
Je fais tout toute seule. J'ai commencé il y a deux ans. J'ai demandé sa machine à coudre à ma grand-mère et j'ai appris au fur-et-à mensure. Je ne suis pas branchée mode, à lire des magazines ou à consulter des blogs. Je trouve mon inspiration dans ma vie de tous les jours. Je suis très basique. Mes études m'inspirent beaucoup. J'aime faire le mix entre le classique et le moderne. Par exemple, pour mes capes cet hiver, j'ai privilégié l'aspect velours. J'aime aussi travailler la toile de Jouy. J'aime ces esprits colorés qui rappellent le carnaval.


Est-il prévu de sortir une ligne, de créer une griffe ?
Pour l'instant, c'est une passion que nous aimerions poursuivre en parallèle de nos carrières professionnelles. Le but n'est pas forcément d'en faire une marque. On aimerait bien pouvoir en vivre, évidemment. Le milieu artistique est difficile à percer.


Vous aussi, montez à bord du Charivari.
Pour en savoir plus, lisez :
- le brillant article de Médiapart
- mon article sur Bakchich



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