lundi 28 mars 2011

Petit ballet électoral de circonstance

Pour ce lundi de lendemain de fête électorale, je vous offre une vidéo où chacun en prend pour son grade. Une cinglante ritournelle qui fleure bon l'anar méchamment dég. A droite à gauche, c'est la chorégraphie tendance de la semaine. En attendant 2012...



Syrano, ça a été une réelle découverte, une caresse plutôt qu'une claque, une étreinte un peu appuyée, un baiser un peu forcé puis passionnément accordé.

Ceux qui m'ont demandé ce que j'ai fait vendredi il y a deux semaines seront enfin récompensés de leur attente. Ceux qui s'en foutent voire ne veulent pas savoir doivent fermer les yeux. Vendredi, il y a deux semaines, j'étais là. En voyage. Je me suis assise et j'ai écouté. J'avais la tête qui tourne. J'ai mordu ma lèvre et je n'ai pas senti la douleur de la morsure. Je savais que j'étais soûle, je me suis laissée partir dans cet étrange flottement qui m'emmène vers ce que je ne contrôle pas.

Vendredi il y a deux semaine, la Bellevilloise s'est transformée en un vaisseau déchirant des récifs, fendant la peau d'une onde tumultueuse comme une écorchure, chevauchant des rouleaux d'amertume, grinçant d'envies de révolte, gémissant d'une douleur sereine, craquant du désespoir et de l'espoir mille fois revenu. Je me suis laissée enlever. Epuisante ronde, danse tourmentée, pas de deux, à trois, à cinq, à dix. Hésitante valse, union timide. 

Mais ils me tenaient, ils ne m'ont pas lâchée. Du violon entêtant au flow cabré d'un rap nerveux, poétique, presque intimiste. Flirt incessant avec la chanson française et lyrisme de quelques mots. Je me suis laissée faire, le rire aux lèvres.  


Avec son physique de brute au coeur de poète, façon Genet, il vous replonge dans l'univers de l'enfance l'air de rien, vous chante les odeurs et les voix, vous tente avec la tristesse sur des airs qui chaloupent. Il entretient des rapports amoureux avec son public, descend de scène pour distribuer baisers et câlins. Vu qu'il transpirait, j'ai même gardé son ADN sur ma joue. Flanqué d'un faux double, Cherzo, qui décante et décuple son propos, d'un violoniste et d'un accordéoniste, entre autres, il vous embarque pour là où les mène leur fantaisie.

Autour du monde et dans sa tête, grâce à un blog en forme de carnet de voyage, en attendant le quatrième album. Un voyage qu'il raconte également dans le magazine FrancoFans, "le bimestriel indépendant de la chanson francophone actuelle".


in: Gloomy monday

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