samedi 23 mai 2009

Cannes au bout de la zapette : la compétition

En compétion aujourd'hui

THE TIME THAT REMAINS
d’Elia Suleiman
Le réalisateur d'Intervention divine (2006) revient à Cannes avec un film sur le quotidien des Palestiniens en Israël traité sur le mode tragi-comique. Elia Suleiman prend le prétexte de sa famille qu'il met en scène et joue son propre rôle pour relater l'histoire de la Palestine depuis 1948.

ENTER THE VOID
(Soudain le vide) de Gaspar Noé
Dernier film de la sélection française bien que totalement tourné en anglais, Soudain le vide fait une incursion dans le monde de la drogue à Tokyo à travers les yeux d'un jeune homme décédé. Et comme Gaspard Noé ne fait jamais dans la demi-teinte, on aurait pu penser que les festivaliers allaient adorer s'offusquer. C'est bien simple, pour Le Figaro, le film est "une sorte d'ovni qui ferait passer Lars von Trier et ses fantasmes sexuels pour un gentil scout". Et pourtant, non. A la lecture des premières sorties de la projection d'hier, les réactions semblent étrangement tièdes. Le Point souligne les effets visuels très travaillés du film qui ne sont pas sans rappeler la démarche initiatique de 2001 l'odyssée de l'espace de Kubrick, sans oublier de relever que le film était un peu longuet. La journaliste de LCI décrit le film comme "très sensoriel". Mais s'empresse de nous rassurer: " J'avais peur que ce ne soit que cela d'ailleurs mais il y a une vraie histoire et des personnages bien écrits. Les thèmes abordés sont intéressants - la mort, la spiritualité.."




Et hors-compétion

THE IMAGINARIUM OF DOCTOR PARNASSUS
(L’imaginarium du Docteur Parnassus) de Terry Gilliam
Le dernier Terry Gilliam nous conte une histoire à la Faust où un magicien échange son âme contre l'immortalité puis sa fille de 16 ans contre la jeunesse. Un retour tout en éclat et en baroque pour le maître de Brazil, venu enchanter la Croisette. Richesse visuelle, imagination débridée, fantaisie et poésie s'y conjuguent avec allégresse. D'ailleurs 20 minutes aimerait "que
ça dure encore plus longtemps".







Les offs potinesques


Il n'a pas fallu moins de Jude Law, Johnny Depp et Colin Farrell qui se partagent son rôle, pour remplacer Heath Ledger, décédé pendant le tournage de L’imaginarium du Docteur Parnassus. Terry Gilliam lui a dédié le film.

Sharon Stone a été envoûtée par Julien Doré. La nouvelle est officielle puisqu'elle a été consciencieusement croisée à l'aune de plusieurs sources. C'est lors de la soirée Canal +/Madame Figaro que Sharon Stone, s'apprêtant à partir, a laissé retomber son petit boléro d'ermine (synthétique évidemment) en entendant la douce voix de Julien qui venait de s'emparer du micro. Zzzzzzzzzzzzzz, dors je le veux,zzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZ...

Tout comme Isabelle Adjani en 1983, Gérard Depardieu pourtant à l'affiche du film A l'origine présenté en sélection officielle jeudi a fait faux bond à la conférence de presse et a zappé le Grand Journal, ce qui est médiatiquement très incorrect. Pendant que François Cluzet et Emmanuelle Devos se coltinaient des journalistes avides de leur moindre regard et de leur moindre sourire, Gérard offrait dans les cuisines du Fouquet’s, le restaurant du Majestic, une dégusation de son vin de Loire le Taille-Princesse Depardieu. Avoir un vin à son nom, ça peut être aussi prestigieux qu'une Palme d'or, des fois.



Retour sur image. En 1959, Jean-Pierre Léaud illumine la Croisette de sa petite trombine gouailleuse dans Les 400 coups de Truffaut. Le film remporte le prix de la mise en scène.



A demain !

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