lundi 7 février 2011

Le bon temps des The Velvet cats

Février, c’est déjà l'heure du Gloomy Monday de mon invité. Renaud Chenu qui n'est jamais à cours de bonnes idées ni de scoops, nous a déterré en exclusivité une vraie rareté. Plume alerte de Bakchich , Renaud met maintenant son talent en pratique sur le site d'information Parti Pris.


Si Youtube avait existé dans les 90’s, ils seraient sans doute millionnaires ou auraient gagné l’Eurovision. L’un dans l’autre ils seraient passés chez Drucker. Mais comme ils appartiennent à une époque où la seule chose qui ne marcha jamais à Nancy fut Platini, ils tombèrent dans l’oubli sans jamais s’être fait connaître. The Velvet Cats, fils pas du tout spirituels de C. Jérome, à ne pas mal-confondre avec The Velvet Underground, ou l’âge d’or du LOL avant l’invention des lolcats sur internet.
L’anonymat les a sauvé. Sans le bide total de leur carrière musical jamais commencée, peut-être trôneraient-ils au hit des stars oubliées aux côtés de Bernard Minet et Framboisier. Il est donc grand temps de réparer cette injustice et de découvrir ce groupe qui ne fut jamais redécouvert… Un album complet, sans conservateur, bien léché ça colle mieux, mais qui ’’arrache les oilps’’ selon un fan. Une jacket qui est au rock ce que le clitoris est à la femme, et pas du tout inversement. Un enchainement de titres où le bien et le mal remettent la balle au centre, car l’important, c’est les trois points : Amitié Cassoulet, Real Solitude (adieu le monde…) Sensation absolution (Saisi ta chance), Sublimo ’’Sublimo va fanculo’’, Le bon vieux temps du BEPC, Étron Mignon, Oddabryce, Rappel des the Velvet cats et enfin ce qui ne fut jamais un tube alors que… Mannschaft ’’Mannschaft, tu es ma déesse préférée’’ (magique) sont les neuf titres qui restent de leur délire créatif pré-pubère. C’est Jean Deles’, connu pour être le mec le plus cool du monde, qui avoua récemment avoir gardé une cassette, la seule jamais enregistrée en réalité, et qui décida de livrer ce trésor au monde, gratos, en toute élégance, vive l’internet.
Mais laissons la parole aux artistes, plus frais que pâture.
Le chanteur, Jean-Eude, nous confie, laconique ’’A part ça les chansons sont géniales, une vraie inspiration et une grande variété de composition musicalement parlant, des chromatismes troublants, un toucher de basse délicat voire funky, une présence scénique du chanteur lead hors norme, une balance des paiements voix-instruments qui frôle l’infinie perfection… Sinon les paroles et les chœurs sont à chier, mais on passe outre. ’’
Le choriste y met autant de coeur ’’A part ça les paroles et les chœurs sont géniaux, une vraie inspiration et une grande variété de composition littérairement parlant, des rimes troublantes, un phrase délicat voire funky, un maniement linguistique du parolier hors norme, une balance entre humour et engagement politique qui frôle l’infinie perfection… Sinon musicalement les chansons sont à chier, mais on passe outre. ’’
Bon, quand on sait qu’Abdel Malik a obtenu un ’’prix Edgar Faure de la littérature’’ cherchant à légitimer l’illettrisme commercial exprimé par le slam et quand, en plus, on apprend que la punk à chien sans chien ZAZ a décroché le ’’prix de la Chanson de l’année’’ avec sa daube monumentale ’’Je veux’’ qui exalte la décroissance de supermarché sur fond de révolte digne de la conscience politique d’une huître… Et bien on se dit que The Velvet Cats, hein, bon, moi je ne suis pas critique musical, donc je vous laisse découvrir, et si vous n’aimez pas, c’est que vous êtes un vieux con, pas drôle, qui n’a rien compris au second degré. Have fun.
Renaud Chenu

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in: Gloomy monday

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