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mercredi 24 août 2011

La vie est un long DM tranquille

 Burlesques, déroutants, appétissants, les tweets de Baci sauront vous rendre la vie au bureau plus douce. Prière d'en abuser sans modération...



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quand je passe avec la souris sur le nom de mon collègue on me dit : "libre les 8 prochaines heures" éh bé...





















Et soudain, mon voisin de bureau paysager m'offre un mouchou. Orgasme papillaire.












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Vu mon emplacement bureautal, je peux comptabiliser et minuter les pauses pipi de mes collègues. Féminines malheureusly...












L'acteur Marty Feldman






Episode 77 : travail sur la réputation "mais quelle grosse conne je fais..." interlocation des membres de la réunion





















Episode 78 : Avoir passé près de 100h sur un projet et se rendre compte que mon interlocuteur n'a RIEN branlé.










in: Funny mind

mercredi 17 août 2011

NSFW (not safe for work)


 Qui a dit que le travail c'était la santé déjà ? Heureusement qu'il y a Baci et Twitter pour nous aider à supporter ça.


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Trouver une agrafeuse, comprendre l'imprimante, savoir qu'on va continuer à avoir des collègues qui ont jamais vu twitter...












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Douche bouillante. Tisane relaxante. Tenue prête. Sac à main rangé. Mais non je stresse pas pour mon 1er jour de boulot demain.













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C'est n'importe quoi cette journée mais on s'en fout parce que je travaillerai plus jamais là...







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Dernier dej avec mon équipe. C'est tout bizarre. Comme la fin d'une ère...










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Le jour de mon pot de départ j'ai demandé que les gens me présentent leurs amis célibataires, zéro effet. Merci les collègues.










in: Funny mind

mercredi 10 août 2011

Comme un oiseau sur sa branche...

Pas de mercredi sans Baci et ses tweets délirants au bureau.



Le Hérisson © Pathé Distribution






 Episode 46 : Just been invited à boire un verre par un collègue faussement nonchalant "un de ces 4"...









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Episode 56 : la provoc à deux balles par le big chef hilare, en réunion d'équipe "a-t-on vraiment besoin de [mon métier] dans cette direction?"













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Episode 56bis : j'ai tellement rigolé j'en ai mal aux abdo pour 10 jours dis donc... 










© iStock






Episode 65 : comparatif de la taille des sourcils des smileys dispo sur le msn pro








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Episode 66 : "on travaille en double mais y a pas de ramasseur de balles" mon collègue est si lolesque !














in: Funny mind

mercredi 3 août 2011

Vis ma vie de Baci au bureau sur Twitter

En vacances, souviens-toi de consulter les tweets de Baci au bureau.




Voir la vidéo (si vous en avez le courage) ici











Episode 46 : imitation des talents d'actrice de J-Lo dans l'open space. Légère honte à l'entrée du chef...




Crédits photo : Enora Lalet.

















Episode 35 : cobue mange un kiwi en poussant de petits soupirs ravis. Ah non pas ravis, c'est parce que c'est acide précise-t-elle



  



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Episode 34 : mon métier c'est pute de sournoise fourbasse. Fallait pas faire chier, surfeur de merde !




 










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Episode 33 : Aujourd'hui pour la 1ère fois depuis 4 mois
que je bosse ici, on lave les vitres ! Il pleut.
























Episode 29 : collègue me montre un truc qu'il a posté sur twitter
et me demande si j'y suis. Silence innocent.

















in: Funny mind

mercredi 27 juillet 2011

Retweete-moi si tu peux !

Tout l'été, Baci vous fait vivre ses péripéties au bureau. A la lecture de ses tweets lapidaires, on se rend compte que les collègues de la demoiselle n'ont rien à envier aux pubs d'IBM.







Episode 18 : Vu que je viens quasi de montrer ma culotte au voisin grâce à ma jupe portefeuille, je peux faire une croix sur ma crédibilité









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Episode 19 : je crois que les chameaux s'abreuvent plus discrètement que mon voisin qui boit à la bouteille...


 







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Episode 20 : "no fucking way" dit le surfeur avec un accent du sud en parlant bien fort pour qu'on le remarque.









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Episode 23 : cobue et moi chantons
dans l'openspace ! Du balavoine /o\









  



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Episode 26 : La voix de crucruche ne m'avait
pas du tout manqué en fait...












in: Funny mind

mercredi 20 juillet 2011

Un tweet vaut mieux que...

Toutes les raisons qui nous donnent envie de travailler avec Baci en 5 épisodes... en attendant la semaine prochaine.


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Episode 8 : "ça va tu t'ennuies pas trop, cruchotte?
-oh non ! je découvre toutes les fonctionnalités de word"











Episode 9 : Le Monsieur il veut développer une "œuffre"
différenciante, une "œuffre" conforme à l'appétence du client.







 

Photo trouvée là






 Episode 10 : msg subliminal "je me suis équipé" me dit
kipu montrant ses boules quies au moment où je raccroche.










Bus Stop, 1956 (dir. Joshua Logan)


 Episode 14 : je viens de comprendre une question
à laquelle j'ai répondu du vent le 14 mars dernier...




 





Episode 15 : venir me chercher pour une réunion et disparaitre
pdt que j'attrape un stylo. Mes interlocuteurs sont des comiques.


 






in: Funny mind

mercredi 13 juillet 2011

#FW (Follow Wednesday)

Souvenez-vous, tous les mercredis, la belle Baci vous invite à passer les vacances à son bureau. Chance !



 

© Collection Christophe L.




PUTAIN ! 4ème relance de la journée pour avoir du savon
dans les toilettes. Faut que je m'enchaîne à la porte ou quoi?










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Ah mais oui ça va trop le faire que tu
m'appelles "choupette" cher collègue ...













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Je me demande s'ils vont remarquer que je fais la sieste
si je baisse la tête, cheveux devant les yeux, appuyée à ma main...









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Episode 4 : reunion: merci messieurs de bien
vouloir adopter le déo dans vos réflexes propreté











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Episode 7 : Mr choupette me claque la bise désormais. Et je
m'inquiète pour son strabisme vers mon décolleté qui s'aggrave, le pauvre.










in: Funny mind

mercredi 6 juillet 2011

Don't follow, be yourself !

Un titre provocateur quand on connaît la teneur et le propos du billet d'aujourd'hui.

Si tu es ici, lecteur frétillant, c'est que tu as compris que ce blog est en vacances et qu'il te donne quatre rendez-vous par semaine (en plus de quelques billets inopinés que tu auras la joie, l'innocence et la surprise de découvrir de temps à autres si tu te connectes ponctuellement tous les matins) : lundi, mercredi, vendredi et dimanche.

Il se trouve que mercredi c'est Baci !

Cette jeune et dynamique toulousaine a accepté de me prêter un peu de son humour et de sa verve pour égayer tes mercredis. Tu pleures sur Sex and the City, tu est fan de Lynette la desperate working wife qui manie ses collaborateurs mâles à la pointe du stylo ? Tu kiffes Bridget Jones, tu te rêves l'héroïne de ta vie au boulot, celle où tu dirais à big boss de la fermer de temps en temps et où tu signifierais au petit chef que ça ne se fait pas de parler la braguette ouverte ? Ce petit rendez-vous plein de fraîcheur est pour toi. Un brin fantasque, pleine de fantaisie et d'émerveillement pour son prochain --une qualité rare à Paris--, Baci te fait visiter son petit monde en quelques semaines et en une poignée de tweets vitaminés. Merci à elle.




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 Episode 5026 :  Ginette a remis le combo pantalon beige/culotte noire trop serrée...








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Episode 5029 : dusty surnommé snake par l'équipe d'à côté. c'est bon de voir que certains font l'unanimité ! :D













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Episode 5078 : hallucination totale. Appel de chef, en vacances, pour savoir si je vais bien... #ceciestunmondeparalleleoubien














Epidose 5031 : ô joie: 1 binôme avec sharkie. *vomit*



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Episode 5033 : opération destruction de sharkie lancée. les gens ne s'imaginent pas combien je peux être malfaisante qd je le décide ! 






 
© ANDIA


Episode 5036 : la confcall de la mort pr commencer la semaine: personne
n'a lu le doc sauf moi. Ca fait 1h déjà, on est p.71 sur 651...





A mercredi prochain !



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jeudi 7 avril 2011

Parabole d'un espionnage programmé

Ce n’est pas un scoop, notre société se big-brotherise de plus en plus et l’univers angoissant du 1984 de George Orwell se rapproche de nous à grands pas. Même si nous sommes déjà en 2011. Achetez sur internet, abonnez-vous à une newsletter ou pire, tapez une requête sur un célèbre moteur de recherche, et vous voilà fichés. Vos goûts, vos envies, vos besoins, vos habitudes, vos convictions. Tout est avalé par une, des milliers de bases de données qui brassent des noms, des adresses, des IP. Pour le marketing viral, l’adresse mail est une manne. Elle se marchandise.

Mais le petit plus de notre big-brotherisation moderne, c’est qu’elle est la plupart du temps volontaire. Les réseaux sociaux séduisent par leurs côtés pratique, ludique, connectif et virtuel. Ils représentent pourtant autant d’informations sur nous-mêmes, d’indices sur notre intimité qui tombent dans les escarcelles des détenteurs de ces sites et de leurs clients. Nous ne sommes pas toujours conscients de la somme et du degré d’informations privées que nous semons online. C’est un fait, le site internet Le Tigre en avait fait un terrifiant reportage en reconstituant la vie d’un certain Marc à partir des traces qu’il avait laissé sur le net.

Avec l’avènement des smart phones, les applications qui exploitent ce filon prolifèrent. Les extensions des possibilités sur ce qu’il y a dire sur soi donnent le vertige. Il existe même des applications pour clamer où vous êtes, soit-disant pour garder le contact avec vos amis. Comme si un simple coup de fil ne suffisait plus. Ces modes de fonctionnement relèvent pour moi de l’auto-délation. C’est ainsi que certains utilisateurs se géolocalisent volontairement chez eux, et parfois même dans leurs toilettes. Jusqu’où ira l’indécence ?


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vendredi 4 mars 2011

mercredi 24 février 2010

La "mère" Badinter


Elisabeth Badinter a bien travaillé... sa com'. A l'occasion de la sortie de son dernier livre Le conflit, la femme et la mère, on l'a vue absolument partout, remâcher son discours parfaitement formaté oeuvrant pour la cause des femmes, c'est-à-dire leur ouvrant les yeux sur leur condition de femmes dépossédées d'elle-mêmes par leurs mamelles. De France-Inter qui lui ouvrit son antenne toute la journée du 11 février au plateau du Grand Journal, Madame Badinter, écrivaine mais aussi femme et mère, venait prêcher pour sa paroisse, Elisabeth Badinter, un nouveau dogme post-écologique, after-naturaliste et èmellaiffe revival.

En cause, la pression exercée sur les femmes pour les "contraindre" à allaiter plutôt que les laisser s'accomplir et se réaliser grâce au biberon. Mais aussi les brocolis bio que l'on veut faire avaler de toutes forces aux nourrissons en circonscrivant à jamais ou presque les femmes dans la cuisine. Mais encore les couches culottes lavables qui se révèlent une alternative tronquée à la liberté des femmes et qui les circonscrirait cette fois dans la salle de bains, au détriment des couches jetables qui envahissent actuellement les décharges publiques et par conséquent la planète.


Sauf que la "mère" Badinter aurait aussi dû travailler un peu plus son discours. Les raccourcis faciles, les vérités assénées sans preuves chiffrées ou mal chiffrées n'ont pas eu raison de la meute médiatique et bloguesque qui s'est jetée aux basques d'Elisabeth Badinter. Ce qui ne l'empêche pas de vendre son livre, bien au contraire.

Personnellement, je ne reproche pas à Madame Badinter de penser ce qu'elle pense, ni même de le dire, ni même d'y mettre tous les moyens pour. D'ailleurs, jusqu'à un certain point, son point de vue n'est pas complètement stupide, il est juste poussé à l'extrême d'une façon sans doute grossière et ridicule (je n'ai pas lu le livre), et considère pour acquis ce qu'il aurait peut-être été judicieux de ne présenter que comme une dérive possible.

Ce que je lui reproche par contre, c'est un manque flagrant de dignité, de décence, de respect des autres car je n'ose pas dire d'intelligence, étant persuadée que Madame Badinter n'en manque pas. Comment, étant actionnaire majoritaire de l'une des plus grosses agences de publicité de France (Publicis pour la nommer), ose-t-elle venir plaider la cause des couches (P...), des petits pots (B...) et du lait maternisé au nom du salut du féminisme, en brandissant la menace écologiste, la plaie naturaliste et en promettant les chaînes aux femmes qui succomberaient à la tentation ? Comment a-t-elle imaginé que personne ne ferait le parallèle ? Comment peut-on, en toute conscience, se présenter comme juge et partie, toute Badinter que l'on soit et surtout si l'on s'appelle Badinter ? C'est d'un toupet, d'une condescendance, d'une indélicatesse et d'un manque d'imagination proprement vertigineux.

Pour ne pas bouder mon plaisir, j'ai voulu vous faire, à ma petite manière, une petite revue de presse ultra expresse et tout à fait inexhaustive mais tout à fait jouissive grâce aux personnes qui se sont données la peine de répondre à cette dame, et il fallait le faire, avec plus ou moins d'humour, plus ou moins de sérieux mais aussi de dérision.

La plupart des réactions ont dénoncé le nouvelle lubie de Madame Badinter "qui estime avoir trouvé le nouveau fléau machiste : l'allaitement" (Marianne) quand il reste encore tant de combats à mener pour les femmes comme l'égalité des salaires, l'avancement, contre les violences conjugales... Agnès Maillard ne se prive pas de décrire par le menu cet "OPA sur le corps des femmes (qui)ne cesse jamais !"

"Et ne parlons pas de tout le reste, de toutes les autres contraintes du corps social sur le corps des femmes, toutes les injonctions physiques, comportementales, vestimentaires, sociétales, qui nous enferment, nous limitent, nous entravent, nous écrasent finalement aussi sûrement qu'une bonne grosse burqa mentale.

"
Il faut", "y a qu'à", "tu dois", les normes, les mensurations, les regards, les obligations, nous sommes d'éternelles mineures, nous sommes en permanence sous tutelle, sous contrôle. La mode dicte notre couleur préférée du mois; le médecin, notre poids idéal; l'employeur, régulièrement, notre coupe de cheveux, la longueur réglementaire de la jupe. Nous sommes même à présent soumises à l'impératif médiatique de l'orgasme et on en profite pour re-banaliser l'usage de la machine à jouir, astucieusement rebaptisée sex toy pour l'occasion. On légifère abondamment sur le tissu religieusement ostentatoire... mais surtout lorsqu'il est porté par les femmes." (Le Monolecte)

Lorsqu'on lui parle de l'asservissement de la femme par l'écologie, Périco Légasse voit vert dans Marianne et explique qu'il ne faut pas se tromper de cible : "Ce n’est pas à l’écologie, ni à l’environnement, ni au bio à payer la facture, c’est au connard de mec rivé sur son nombril et incapable de se bouger les fesses pour changer une couche, donner un bain, faire le dîner des enfants et s’en occuper de temps en temps pour que Maman puisse écarter les doigts de pieds. C’est cette mentalité masculine là qu’il faut fustiger, pas les défenseurs de la nature."

Avec l'intelligence qu'on lui connaît, Clémentine Autain, sur son blog, ne fustige pas la pensée Elisabethbadintérienne. Elle reconnaît d'ailleurs que face à l'éternelle promotion de l'instinct maternel, aux clichés sur l'allaitement et à la suspicion qu'engendre le non-désir d'enfant, "le coup de gueule de Badinter, ça fait vraiment du bien." Elle pointe cependant le manque de nuance, l'impression désagréable donnée qu'avoir des enfants n'est "qu’aliénation, privation de liberté, contraintes" et reproche à l'auteure son manque de recul et de réflexion.

"Dénoncer la pensée dominante essentialiste, d’accord, mais quelles sont les conditions pour que la maternité ne rime plus avec inégalité et soit compatible avec l’épanouissement individuel ? Le rôle des pères est par exemple déterminant : or ils sont quasiment absents de la réflexion d’Elisabeth Badinter – exit même la notion de parentalité. C’est pourtant bien le binôme maternité/paternité que nous avons à déconstruire. La place des hommes, dès la grossesse, dans la relation à l’enfant doit être reconnue, promue, transformée. Que les pères ne puissent même pas rester dormir dans la majorité des maternités est par exemple invraisemblable."

Cible directe de la matrone du féminisme pour avoir émis l'idée de taxer les couches jetables pendant son mandat de secrétaire d'état à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a tenu à retoquer son assaillante sur la question dans un article du Monde. "Cette polémique sur les couches lavables est dérisoire. Ces produits n'ont plus rien à voir avec ceux qu'utilisaient nos grands-mères et j'invite ceux qui s'y intéressent à se renseigner précisément sur le sujet, ce que n'a vraisemblablement pas fait Elisabeth Badinter."

Mais c'est encore Bakchich Hebdo qui remporte la palme de la démesure verbiale, de la gaudriole avec panache grâce à la plume acide de Jacques-Marie Bourget qui m'a fait hurler de rire. L'article est évidemment à charge, mâtiné d'un mauvais esprit de bon aloi, un régal de discourtoisie. Cependant étant publié dans l'hebdo, uniquement accessible aux abonnés internet pour l'instant, je préfère me rabattre sur l'article paru sur le site intitulé "On ne badine pas avec la mère Badinter" et ne peut que vous encourager à vous abonner ou à acheter Bakchich Hebdo en kiosque dès sa ressortie au mois de mars :
"Pour parler du contexte, sans aborder le fond qui réclame d’être en forme, madame Badinter me fait l’effet d’un marchand d’armes manifestant contre la guerre. Avec son perpétuel habeas corpus, et le renfort du crédit de son mari si ça ne suffit pas, Elisabeth Badinter réussit depuis vingt ans à faire oublier qu’elle est l’actionnaire principale de Publicis, compagnie dont on sait que la situation des femmes n’y est pas meilleure qu’ailleurs, que les syndicats occupent la place du mort et que la structure du groupe, par petites unités, permet de mieux faire souffler l’esprit maison."

Pour finir, la journaliste de Monde Sandrine Blanchard met les points sur les i des inquiétudes de Madame Badinter, dans l'édition du 18 février :

"Les révolutions maternelles sont ailleurs que dans votre crainte d'un retour au naturalisme. Qu'il y ait aujourd'hui une majorité de bébés qui naissent hors mariage, que l'âge moyen à la première maternité atteigne presque 30 ans - malgré l'inquiétude moralisatrice du Haut Conseil de la famille -, que les femmes n'acceptent plus la toute-puissance du pouvoir médical montrent qu'elles prennent en main leur destin de femme et de mère."