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dimanche 12 août 2012

Sexe en blogs [J-29]


Blogs c'est un grand mot. Disons que des bloggueuses spécialisées dans le sexe (c'est-à-dire qui ne parlent que de ça, hein, donc moi et mon petit billet du dimanche soir, on n'est pas compris dedans...), il y en a... quelques unes. Les meilleures (parce que ce sont les filles qui en parlent le mieux) sont à ce point spécialisées que les médias les invitent, les appellent, les réclament, mettent une option sur leur temps libre. Celles-là passent de l'autre côté de la barrière. Il y a celles qui sont déjà journalistes et ont décidé de se spécialiser. Là c'est plus chaud. Quand c'est toi qui propose, le newspapers ou le magazine mainstream du jeudi est quand même plus frileux. Il y a celles qui sont des artistes, qui écrivent des histoires ou font de la photo. Ce'lles-là n'intéressent pas les médias, mais parfois les éditeurs si. Et enfin il y a les vicelardes, les cochonnes, les exhibos qui n'entendent le blog que par la vidéo et qui ne postent que des vidéo. Je caricature ! Je suis sûre qu'il y en a qui font de la photo qui sont devenues journalistes et qui sont très vicelardes.




dimanche 10 octobre 2010

Feuille de rose

Sur une suggestion de Sylvie, je vous propose de passer ce dimanche soir sexuel en poésie. Au début du siècle dernier, le poète et romancier Guillaume Apollinaire a su entrer dans la famille des écrivains qui mettent des mots crus en poésie et qui appellent un chat un chat, mais avec les rimes et les pieds qu'il sied. Un souffle de licence, quelques gouttes de provocation jouées sur des mesures lyriques pour une fin de soirée envoûtante. 



Julie ou la rose


Ah faites-moi feuille de rose
Prenez pitié en mon aveu
C'est une langue que je veux
C'est mon cul que je vous propose


Mon cul s'éveille au souvenir
D'une inoubliable caresse
Que m'enseigna une négresse
dans un hôtel rue d'Aboukir


J'avais seize ans et des torsades
La noire me jugeant à point
Régala mon cul d'un shamppoing
Plus savoureux qu'une enculade


Je porte aujourd'hui les cheveux
Roulés en chignon sur la nuque
Mais j'aime encore qu'on me trouduque
Car j'ai le sphincter très nerveux


Et j'ai gardé trè peu de hanches
Afin de pouvoir exhiber
Le tralala le plus bombé
Des tralalas que l'on emmanche


Et mon anus est pour le doigt
Une merveilleuse alliance
Mais tu n'es pas bègue commence
Par le baiser que tu me dois


Je sens que ta langue pénètre
Et je décharge ô mon joli
Dufayel paierait cher peut-être
Pour voir ce qu'on fait dans son lit.

                                                            Guillaume Apollinaire


Photo trouvée .




in: The closer I get