Il fait partie de mon PAF, de ma virtual life, de ma TL, de ma vie tout court, ce petit chat noir en avatar. Je me réjouis de le voir réagir à un tweet, applaudir un morceau ou un lien, s'amuser d'une réflexion lancée comme pour moi-même. El portaplumas, plus que parce qu'il est journaliste, parce qu'il est militant, satellise, reflète, anticipe mes indignations, mes engagements. Il est de ceux que je reconnais sans les connaître. Cette semaine, le Gloomy Monday c'est la chaleur et c'est lui.
Avec une générosité incroyable, il a composé une pièce sur la bande originale écrite par Noir Désir. Avec un goût de sable.
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lundi 13 août 2012
Le Gloomy Monday of the Summer de El portaplumas [J-28]
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dimanche 11 mars 2012
Art du soufflé
Après 1 000 articles publiés sur ce blog, c'est Sand qui s'est offerte en ce dimanche très sexuel pour un 1 001ème d'anthologie. Une petite merveille d'intelligence et d'ironie pour un apéritif moite avant de passer à la casserole.
in: The closer I get
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Les glaçons tintinnabulent dans les verres, un serveur passe, un peu maladroit, son plateau manque de se renverser dans le dos d'une très jeune femme à cheveux longs. Comme souvent dans ce genre d'endroit, on entend une musique qui partout ailleurs serait taxée de kitsh. Bizarrement elle ne fait qu'ajouter à l'ambiance un peu lascive. Un coup de fil, quelques phrases mécaniques, et nous y voilà. Lui, assis en face de moi. Chemise pas complètement boutonnée, l'air dégagé.
Commander quelque chose. Il ne faudrait pas se laisser prendre au jeu de la timidité : lui montrer qu'il ne m'impressionne pas tant que ça. Morte de trouille, mes doigts glissent le long de la carte, je tente de me concentrer. Des doigts qui glissent, oui c'est ça, et...
Reprends toi. Tu n'y es pas encore.
Je m'égare. Vin blanc, grissini, je disserte et trompe l'envie. Puisqu'il faut bien jouer, jouons ! Après tout, même si j'en rêve l'embrasser avant de le mettre à feu et à sang n'est pas au programme. Les circonvolutions préliminaires. Et je tente de me persuader : l'attente ne rendra le plaisir que meilleur.
On se console comme on peut.
Le serveur approche, pour prendre la commande : sa voix calme, assurée, me surprend. Léger accent, musicale je goûte à l'énoncé des plats qu'il débite avec une mécanique qui me semble pourtant charmante. Je l'imagine illico me chuchoter des mots crus à l'oreille : le sexe quand il se nourrit de mots n'en est que plus dense.
Sa main frôle la mienne, et ma peau s'électrise. Nos doigts se nouent, se caressent, s'entrecroisent. Depuis que nous sommes arrivés, nous n'avons pas beaucoup parlé.
Le désir a été dit, de nombreuses fois : reste à appliquer la théorie.
Je compte mentalement : le repas durera entre une heure trente et deux. Puis, on ira chez lui : dans deux heures, il me baise. Rester calme et concentrée, en attendant. Croiser les jambes.
Badiner.
Il rit, charmant à des phrases idiotes que je débite à toute vitesse. Sans un mot ou presque : quelques ponctuations négatives ou positives selon, je fournis l'essentiel de la conversation.Jusqu'à ce qu'il se penche "j'ai faim de toi. Viens. Rejoins moi, dans deux minutes, à l'arrière. Porte de gauche."
L'audace me cloue sur place. Ils ne m'ont plus habituée, les hommes, à jeter ces mots-là sans attendre. Je regarde ma montre compulsivement. Encore trente secondes.
Et peut être que ce serait bien d'y ajouter dix secondes de plus. Donne pas l'impression de ... Oh et puis zut ! T'en crèves d'envie.
Je me dirige vers le fond de la salle, et ouvre la porte indiquée. Soudain, je me sens happée par des bras décidés. Il mélange force et douceur, ne me laisse pas le choix de l'initiative et me plaque contre le mur. Sa bouche cherche la mienne, d'une main il maintient un de mes poignets, de l'autre il caresse mes cheveux, mon épaule, mon bras, effleure ma taille. Je ne peux que lui rendre ses baisers. Humide, salée, je suce sa langue, il mordille mes lèvres.
Frôle la pointe de mes seins de ses doigts, dessine un chemin précis jusqu'à mon ventre, glisse plus bas, et s'immisce sous ma jupe. Une main d'homme entre les cuisses, ça a ce truc de follement savoureux quand la paume repose sur le bombé du sexe, que les doigts cherchent et ouvrent. Il lâche enfin mon poignet, et je peux disposer de lui. Déboutonner sa chemise, éprouver la peau chaude de son torse. Mains, lèvres, doigts, peaux, tout est bon pour se frôler, s'irriter, s'étourdir, s'aiguiser, brûler.Il m'attire contre lui. Tout se passe à merveille. Trop bien ?
Profite. Ça va peut-être pas durer.
Me noyer dans ce regard... j'appuie mes fesses sur le rebord du lavabo, il fait glisser doucement ma culotte jusqu'à mes chevilles. Je fais sauter fébrilement les boutons qui me séparent de lui, arrache presque le tissu énervant. Je découvre son sexe : ni trop énorme, ni ridicule. Bandant comme il est convenu : ça m'arrache un sourire. Oui, même en matière de cul avec un quasi inconnu, il est des règles insubmersibles.
Pas de heurts, pas de maladresses, un sexe de femme correctement lubrifié, une queue dure et prête à pourfendre.
Les premières minutes, chacun cherche son souffle. Puis, à force nos hanches se synchronisent, nos bouches se cherchent, nos langues se mêlent. Je presse ma poitrine contre son torse, l'enlace, mes mains courant le long de son dos, étreignant une fesse, caressant la cambrure de ses reins. Tout va très vite : chaque millimètre carré de peau brûlant, les sensations semblent décomposées. Un peu de sueur à son front, une mèche de cheveux collée sur ma tempe. Ivre de lui. Ivre de ce rythme insensé qu'il imprime, mes doigts se crispant sur ses fesses. D'un mouvement involontaire, mes cuisses l'enserrent, ses hanches au plus près de moi, je cherche sa bouche et du creux de mes reins, je la sens arriver. Sublime décharge, boule d'énergie irradiante, qui se propage et inonde tout sur son passage, déconnecte mon cerveau, fait trembler mon corps entier, floute mon regard, assèche mes lèvres, et me rend bientôt pantelante. C'est ce qui devrait arriver. Sauf que.
Je sens mon ventre se tordre, prête à venir. L'orgasme, mon cher orgasme n'est plus loin. Il est là, à portée, à quelques coups de queue encore. Oui, je sais qu'il va déferler là. Son pouce sur mon clitoris, pendant qu'il me prend... Bonne idée. C'est ainsi, ici, maintenant, il ne faudrait plus qu'il tarde.
Je n'en peux plus. Et alors je le sens : il jouit dans un râle, son sexe change légèrement de densité, il explose, son foutre coule.
Noooon !
Furieuse, je bouge encore les hanches sur sa queue endolorie. Repu, ravi, il mollit. Je lui en veux. Une minute, peut-être trente secondes, j'en sais rien il suffisait de pas grand chose. Mais interrompue en pleine montée, à deux doigts, je n'arrive à déclencher qu'un plaisir sans plaisir, automates contractions et frustration d'avoir été si près.
Finalement, ne croyez pas tout ce que vous lisez, l'orgasme simultané, c'est très surfait.
Sand
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dimanche 3 avril 2011
Le courrier - IV (dernière partie) from Zoé Cyrano
Enfin, la fin ! Ce soir, vous allez tous savoir. Qui se cache derrière l'inconnue qui envoie de mystérieux courriers à notre narratrice avant de la soumettre à ses moindres désirs érotiques, de la plier au jeu du sexe et du hasard, de s'amuser de son excitation, de ses extases, de ses atermoiements. Ce soir, la révélation est faite. Ce soir, Zoé Cyrano vous dit tout et comment et pourquoi... après avoir exacerbé nos sens, titillé notre curiosité, inspiré notre libido et enjolivé nos dimanche soirs.
Lire la première partie de cet épisode.
Je rêvassais ainsi depuis un long moment déjà, lorsque retentirent sur la porte d'entrée quelques petits coups brefs, mais distincts. Je pensai aussitôt à l'inconnue mais me repris aussi vite, quelqu'un avait oublié ses clefs, son mobile, une écharpe, que sais-je...
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Ce texte a été dépublié afin de ne pas choquer les âmes prudes. Si vous voulez lire la suite de la nouvelle de Zoé Cyrano et que vous avez 18 ans et plus, visitez son blog.
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dimanche 27 mars 2011
Le courrier - IV (première partie) from Zoé Cyrano
Enfin tout savoir. Le fin mot de l'histoire est dans le dernier numéro du Courrier de Zoé Cyrano, qui décide de clore par ce quatrième épisode une saga sexuelle pleine de mystère et d'exaltation.
Cette année comme les précédentes, je me préparais à fêter mon anniversaire chez moi avec quelques amies et amis, chacun et chacune amenant son petit quota de nouvelles têtes. Quelques semaines s'étaient écoulées depuis la dernière rencontre avec mon inconnue, et je n'espérais plus vraiment de nouvelles de sa part, elle avait du trouver une autre gazelle à chasser, et je dois dire que cette pensée me contrariait bien davantage que je n'aurais voulu l'admettre. Au moins, mes appétits s'étaient calmés, et je n'avais même pas cherché à me distraire de quelque mâle de passage, non que je sois devenue lesbienne, mais je suppose que l'intensité des quelques moments passés avec cette femme m'avait rendu bien fade ce que le reste du monde semblait prêt à m'offrir. Et quant à me mettre moi aussi à chasser, c'était hors de question pour le moment, j'avais pris trop de plaisir au rôle de proie. Mes premiers invités allaient bientôt arriver, je balayai donc d'un geste ces idées parasites, et c'est en maîtresse de maison accomplie que j'accueillis successivement presque une vingtaine de personnes, parmi lesquelles finalement peu de vrais proches, et quelques découvertes.
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Le début de soirée fut extrêmement prévisible, mais en l'occurrence cela me convenait tout à fait. Quelques paquets cadeau s'entassaient négligemment sur la table basse du salon, près des bouteilles de vin déjà copieusement entamées, les conversations allaient bon train dans un brouhaha que je connaissais bien, et dont je goûtais chaque harmonique sans bouder mon plaisir. Un petit groupe s'était classiquement formé dans la cuisine, et fumait joyeusement tout en faisant un sort au stock de bières du frigo. J'allais et venais d'une pièce à l'autre, attentive à ce que personne ne manque de rien lorsqu'une amie me tira par le bras, quelques âmes impatientes ayant décidé qu'il était grand temps que j'ouvre enfin mes cadeaux, pour la plupart habituellement symboliques mais d'autant plus chargés de signification. J'avais moi-même soudain hâte de découvrir ce qu'on m'avait réservé, connaissant le caractère gentiment moqueur et imaginatif de certains. Et je ne fus pas déçue, je passerai sur les nombreux accessoires tous destinés à me rappeler ma condition un peu trop longue de célibataire, trop longue à leur goût il va sans dire, le point d'orgue étant un calendrier personnalisé d'un éventail de photographies de moi, principalement en maillot à la plage, recadrées ou manipulées de façon à en faire un superbe calendrier de routier ! Je ne pus m'empêcher de repenser aux photos que j'avais envoyées au début à mon inconnue... quel calendrier il aurait fait ! Une soudaine vague de chaleur s'insinua au creux de mon ventre à cette évocation, je souhaitais vraiment la revoir, jusque dans ma chair, la sentir encore frissonner sous mes caresses, boire encore à sa source, espérer enfin un baiser, un vrai, à pleine bouche, à la Française parait-il... je me sentais patriote !
Les cadeaux étaient tous déballés, du moins le croyait-on, lorsque quelqu'un remarqua un petit paquet déposé à l'écart, enveloppé de kraft rouge... est-ce la matière qui mit soudain mes sens en alerte, je pressentis l'improbable, que j'aurais cru impossible quelques minutes plus tôt, et c'est prise de vertiges que j'ouvris mécaniquement l'emballage sous les regards curieux d'au moins dix personnes, pour découvrir avec soulagement une simple paire de menottes, que je savais heureusement être la seule à pouvoir reconnaître... celle-là même qui m'avait maintenue attachée au pied de mon lit pendant que mon inconnue se faisait copieusement baiser dessus, à moins d'un mètre de moi! Naturellement, les commentaires salaces ne manquèrent pas de fuser, mais aucun de mes joyeux lurons n'avait pu voir qui avait déposé là ce paquet, et l'énigme se perdit dans l'excitation de la soirée, quelques invités nous avaient déjà quittés et il était plus que probable que le responsable était du nombre. Quoiqu'il en soit, elle ne m'avait pas oubliée, et cela m'apporta un réconfort inattendu qui me laissa rêveuse un moment, dévisageant tout de même chacune des nouvelles têtes du soir, des fois que... de fait, quelques unes des filles présentes auraient fait de bonnes candidates, mais je trouvais à chacune un détail, un style, un trait de caractère qui la disqualifiait pour le rôle de ma mystérieuse correspondante.
Les derniers fêtards repartirent au matin, peu après les premiers métros. Je débarrassai machinalement quelques verres mais décidai finalement qu'une bonne matinée de sommeil me donnerait plus d'énergie pour finir, je n'étais pas vraiment fatiguée mais encore dans la fête, et pas du tout disposée à tout ranger si vite. J'avais aussi encore la tête pleine de souvenirs, ceux qu'avaient ravivés la paire de menottes de la veille, et c'est avec elles en main que je m'allongeai nue sur mon lit, songeant à la dernière fois que je les avais portées, ici même.
A suivre....La semaine prochaine, tout sera révélé.
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dimanche 13 mars 2011
Le courrier - III (deuxième partie) from Zoé Cyrano
Nous avons laissé la narratrice du Courrier au bord de la jouissance, à l'occasion de la visite de sa mystérieuse inconnue et de son compagnon. Après des préliminaires qui laissent augurer d'une mémorable séance d'orgie, la jeune héroïne s'attend à être consommée et à devenir le jouet consentant de ses deux invités.
NB : Il est toujours fortement conseillé de sortir couvert, et de toujours mettre un préservatif lorsque l'on a des relations sexuelles sans connaître la sérologie de son partenaire (HIV et hépatites entre autres).
Ce texte a été dépublié afin de ne pas choquer les âmes prudes. Si vous voulez lire la suite et si vous êtes en âge de le faire (18 ans et plus), visitez le blog de Zoé Cyrano.
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dimanche 6 mars 2011
Le courrier - III (première partie) from Zoé Cyrano
Elle revient, Zoé Cyrano, pour nous livrer la suite des aventures de sa narratrice aussi audacieuse que libertine. La jeune femme reçoit des courriers d'une inconnue qui la somme de se soumettre à des jeux sexuels plus inventifs et mystérieux les uns que les autres. De quoi éveiller les sens et la curiosité de notre héroïne.
NB : Il est toujours fortement conseillé de sortir couvert, et de toujours mettre un préservatif lorsque l'on a des relations sexuelles sans connaître la sérologie de son partenaire (HIV et hépatites entre autres).
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| © Isabel Muñoz |
Lorsque les premières lueurs de l'aube vinrent enfin colorer les murs de ma chambre, je n'aurais su dire si j'avais ou non pu trouver le sommeil, tant j'avais ressassé les événements de la nuit passée.....
Ce texte a été dépublié afin de ne pas choquer les âmes prudes. Si vous voulez lire la suite, envoyez-moi un mail en cliquant sur ce lien, et en précisant bien que vous avez 18 ans ou plus.
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mardi 1 mars 2011
Taboo Dolls from Minui
Revoilà Minui qui nous livre à nouveau l'une de ses effrayantes petites histoires d'anticipation. Aujourd'hui, il fait dans la néosexualité.
[mode fiction on]
"Repoussez les frontières de vos tabous. Prenez le contrôle de votre plaisir. Succombez à l'égoïsme !
Soyez aimé(e) pour ce que vous êtes ! Nos Taboo Dolls sont générées à partir de vos cellules. Développées dans des incubateurs à croissance rapide, elles seront opérationnelles en moins de 3 semaines pour réaliser vos fantasmes les plus inavouables. D'une durée de vie de 3 mois extensible à 12 mois grâce à notre programme Cells refresh. Elles sont prédéfinissables à vos envies et préprogrammées pour vous désirer. Vous serez entièrement au centre de leurs attentions les plus délicates ou tout simplement vos fantasmes les plus interdits."
- Bonsoir, Patrick Loyd pour KLNews, ce soir notre invité n'est autre qu'Adam Welch, fondateur de (+)Leisure (prononcer Plu-easure), leader sur le marché du sexe sur mesure. Bonsoir Adam ! Vous êtes ce soir notre invité pour intervenir sur ce phénomène de société les 'Nymphes', vos Taboo Dolls, que vous fournissez pour assouvir les fantasmes de vos clients.
- Je vous remercie de m'avoir invité. Je suis très heureux que les Taboo Dolls soient devenus un phénomène de société. Cela prouve bien que nous apportons une réponse à la société.
- L'avis du public est divisé. Des polémiques mettent en cause les Taboo Dolls à cause de l'immoralité des pratiques sexuelles pour lesquelles elles sont utilisées. La secte du Néocatholicisme vous accuse notamment de pervertir le patrimoine génétique humain au nom du profit, que leur répondez vous ?
- Je suis étonné d'une telle réaction, l'ironie d'une telle accusation est criante. Venant de la part d'un courant qui a lutté pour la restauration d'une Religion entachée de plusieurs scandales dont notamment plusieurs accusations de pédophilie. Les Taboo Dolls auraient offert des subsituts remarquables à leurs représentants et auraient épargné un bon nombre de victimes et de tabloïds indécents.
- Ne craignez vous pas que l'utilisation des Taboo Dolls soit détournée ? A des fantasmes plus violents voire à des actes illégaux ?
- Le fait qu'elles soient faites à partir des cellules des clients crée bien entendu un lien fort avec ces derniers qui n'est pas sans rappeler un certain tabou comme l'inceste, mais la comparaison s'arrête là. Les Taboo Dolls n'ont pas d'existence, sinon leurs désirs préprogrammés. Il s'agit tout au plus, d'une forme de masturbation évoluée qui n'a rien d'illégale. Nous respectons la vie privée de nos clients. Il s'agit là d'une approche Neofreudienne du complexe d'Oedipe ce qui est tout à fait normal. L'utilisation des Taboo Dolls rentre dans un cadre tout ce qu'il y a de plus légal. Elles sont faites pour assouvir les fantasmes d'asservissement les plus tabous. Mais elles n'ont pas la possibilité d'être des ascendants psychologiques. Pour simplifier, dans l'espèce animale, il existe les dominants qu'on appelle alpha, les dominés, bêta et les Taboo Dolls se situeraient plutôt au niveau gamma.
- Des esclaves sexuelles dociles en somme...
- Il s'agit là effectivement d'un fantasme qu'elles peuvent réaliser.
- Le Reverend Lewis McDougal vous accuse de favoriser la violence sexuelle en laissant celle-ci s'exprimer. Souhaitez vous lui répondre ?
- Le Reverend McDougal fait partie d'une caste qui devrait comprendre que l'interdiction rend le refoulement encore plus difficile. Et interdire l'expression d'une frustration ne permet pas à cette dernière d'être comprise la laissant devenir un mouvement actif de revendications violentes. Je pense notamment aux pédophiles, pour qui nous fournissons une solution épargnant les réseaux de tourisme sexuel dans les pays ou régions sous-développés. Aujourd'hui je fournis une réponse à cette violence. Que peut bien prétendre le Reverend avec ses lois anti avortement et anti préservatifs ?
- D'après mes sources, les Taboo Dolls sont aussi expérimentées à des fins thérapeuthiques. Pouvez vous nous en dire plus ?
- Il s'agit là pour le moment d'une phase d'expérimentation menée par le professeur Heston qui étudie les comportements violents de patients internés pour des crimes graves. Des tueurs en séries et/ou des violeurs multirécidivistes. Les Taboo Dolls sont utilisées dans un cadre strictement thérapeutique, mais surtout d'observation et de test. En aucun cas, elles ne sont utilisées comme défouloirs à des désirs pathologiques.
- Mais ne repoussez vous pas les limites de ce que vous appelez justement des désirs pathologiques ?
- Nous parlons de deux comportements distincts l'un relève du fantasme où la Taboo Dolls va simplement exprimer ce dernier, alors que dans le cas d'une pathologie incontrôlée elle nécessitera à terme un traitement voire un traitement chimique. Pour simplifier l'explication, le désir vu par la Taboo Doll, cette dernière n'est qu'une simple poupée qui vous dira 'oui'. Est-ce vraiment un désir pathologique ? Non, il s'agit simplement d'asservissement contrôlé alors que la pathologie sera, elle, incontrôlée.
- Pour finir, les Taboo Dolls ont actuellement le vent en poupe mais ne craignez vous pas qu'il ne s'agit là que d'un effet de mode ?
- Aucunement, nos prévisions corrélées à des audits sur le terrain et nos résultats actuels indiquent qu'il s'agit là d'une nouvelle forme de sexualité entrainant des nouveaux modes de consommation. Par ailleurs, nous sommes à la pointe de nouveaux plaisirs. Pour le public masculin nous lançons également une nouvelle gamme d'excitant tel que 2ndorgy qui simule l'orgasme féminin beaucoup plus puissant, chez l'homme.
[mode fiction off]
L'homme n'a pas fini de jouer à la poupée mais lorsqu'il ne restera que des poupées, qui jouera ?
Minui
Retrouvez toutes les nouvelles de Minui sur son blog, Mind of Concrete.
in: La part du fabulateur
dimanche 6 février 2011
Le courrier - II from Zoé Cyrano
Souvenez-vous ! La narratrice a reçu un courriel qui, visiblement, ne lui était pas destiné, lui proposant de se soumettre en ne cachant rien de son intimité, pour qu'une relation s'enclenche avec l'auteure du mail qui a fixé cette condition. L'héroïne se lance le défi d'entrer dans le jeu. Elle répond au courriel en joignant toutes les photos qui ne cachent rien de son intimité...
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Près d'un mois s'était écoulé depuis la singulière aventure dont j'ai déjà donné le récit, sans que la moindre réponse vienne récompenser mes efforts. J'avais bien tenté de relancer brièvement ma mystérieuse interlocutrice, sous le couvert entendu de m'assurer de la bonne réception de mes clichés, mais cet ultime appel était lui aussi resté sans effet et j'avais naturellement fini par oublier, ou plutôt occulter toute l'histoire.
Celle-ci devait bientôt me rattraper un certain soir, sous la forme d'une enveloppe de kraft déposée dans ma boîte aux lettres, sans timbre ni adresse, rien que mes nom et prénom tracés à l'encre, d'une écriture fine et élégante qui retint aussitôt mon attention. Rien n'aurait pu me le faire supposer et pourtant je savais. Bien que seule j'attendis d'être montée chez moi avant de l'ouvrir, la vue troublée par l'émotion... c'était bien elle, mon inconnue du mois précédent, en eûs-je douté que le tirage photo qu'elle avait joint aurait fini de me convaincre, on m'y voyait dans le plus simple appareil, mon visage était bien sûr caché par le masque vénitien mais on m'y devinait sans peine au bord de la plus extrême jouissance. Un excellent choix, qui accompagnait une lettre imprimée au laser dans une police très épurée, sur un unique feuillet :
« J'espère que cette attente vous aura à la fois appris une certaine forme de patience, et convaincue du sérieux de ma démarche, ainsi que du soin que j'y apporte. Nous avions convenu de rapports virtuels, mais tu m'as donné envie de t'emmener plus loin, et ce sans plus attendre. Lorsque tu recevras cette lettre, il te restera presque une semaine jusqu'au samedi soir suivant pour te préparer à notre rendez-vous. Tu te rendras, aux alentours de onze heures, à l'adresse portée au dos de ce feuillet, le plan qui l'accompagne est assez précis pour que tu puisses me trouver sans difficulté. Prends ton mobile avec toi, tu viendras seule et en jupe, j'y tiens. Tu entreras pieds nus dans le local dont tu trouveras la porte entrouverte à ton arrivée. N'allume aucune lumière, l'électricité sera de toutes manières coupée. Ne me fais pas défaut. »
Tiens, encore à suivre...
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dimanche 30 janvier 2011
Le courrier - I (deuxième partie) from Zoé Cyrano
La narratrice a reçu un courriel qui, visiblement, ne lui était pas destiné, lui proposant de se soumettre en ne cachant rien de son intimité, pour qu'une relation s'enclenche avec l'inconnue qui a fixé cette condition. L'héroïne se lance le défi d'entrer dans le jeu...
Tout au long de mon trajet de retour, je m'imaginai...
JOANE AU MASQUE, Mentor1975, huile sur toile.
Ce texte a été dépublié dans la nuit pour ne pas choquer les âmes prudes. Si vous voulez lire la suite, envoyez-moi un mail en cliquant sur ce lien, en précisant bien que vous avez 18 ans ou plus.
La semaine prochaine à la même heure, la suite.
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dimanche 23 janvier 2011
Le courrier - I from Zoé Cyrano
DR
Il est de ces journées qui s'annoncent sans surprise, et sur celle-là planait la douce torpeur indifférente qui annonce déjà le lendemain. C'est naturellement ces moments-là que le destin choisit pour frapper à votre porte, lorsque votre attention est tombée juste au-dessous du plus élémentaire bon sens. Cette fois particulière prit la forme incongrue d'un mail pour le moins inattendu, que je vous laisse découvrir à ma suite:
Objet: SoumissionJe vous avais promis ce mail lors de notre trop brève conversation en ligne la nuit dernière, c'est donc par lui que je prends virtuellement possession de vous, si vous le voulez bien, dans les limites convenues qui sont celles de nos anonymats respectifs, principalement. Ayant maintenant mon adresse, vous voudrez bien répondre à ce premier message par une série de clichés numériques me dévoilant mes nouvelles possessions en leur totale nudité, sans fards ni artifices, à la manière d'un inventaire qui n'est que le prélude nécessaire à nos prochains échanges. Cet envoi vaudra acceptation du contrat moral qui vous liera désormais à moi en tant qu'esclave de mes désirs, tandis que je me chargerai de votre éducation.
Je crus d'abord à un spam, mais non, certains sont parfois étonnamment bien tournés mais ce texte-là sentait bon l'authentique, malgré le ton très impersonnel. L'adresse de destination était bien la mienne, mais je ne gardais pas le moindre souvenir d'une quelconque conversation en ligne la nuit précédente, d'ailleurs je n'étais même pas chez moi, j'étais rentrée très tard et dans un état suffisamment avancé pour m'écrouler sur mon lit sans autre forme de procès. Non, le courrier avait visiblement été mal adressé, et je ne voyais pas le moindre moyen de le faire suivre à sa destinatrice légitime, quand bien même j'eusse assumé la démarche, après l'avoi lu. J'aurais pu me contenter d'en rire, et passer sans plus d'égards au mail suivant. Mais non, la curiosité et bien sûr l'excitation l'emportèrent sur tout le reste, avec en tête une opportunité qui m'avait assaillie dès le premier coup d'oeil, comme si ce mail devait m'arriver à moi et à nulle autre, il était précisément ce dont j'avais besoin en ce moment. Après tout, ces échanges devaient rester anonymes, l'adresse à laquelle j'avais reçu ce courrier servait déjà à masquer mes aventures les moins avouables sur la toile, et tout me portait à croire que la vraie destinataire ne connaîtrait jamais la vérité. Je laissai le reste de la journée continuer à s'écouler, cette fois avec une lenteur exaspérante. Mon imagination, brusquement repeuplée de tous ses démons les plus salaces, retournait en tous sens la missive dont je connus bientôt chaque mot à force de la relire, suscitant un flot continu de questions. Etait-ce vraiment par erreur qu'elle m'avait été envoyée, et alors qui pouvait se cacher derrière un canular qui tirait aussi juste sur mes ressorts les plus secrets, était-ce vraiment une femme qui m'avait écrit, à l'issue d'une prétendue conversation dont je ne savais rien ? Et après tout quelle importance, quels étaient finalement les risques ou l'enjeu, personne de mon entourage ne me connaissait sous cette adresse, j'étais moi-même une imposture avant même de décider de répondre, et voyons les choses en face, je ne pensais déjà plus qu'au moment fatidique où je sauterais le pas, sachant très bien que je ne reculerais pas. Il était temps que la journée se termine.
La suite, la semaine prochaine.
Vous pouvez découvrir les textes érotiques de Zoé Cyrano sur son site, à condition d'avoir au moins 18 ans.
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dimanche 5 décembre 2010
L'attente
Elle est revenue, le temps d'une attente, le temps d'une étreinte, nous émoustiller avec une nouvelle à l'érotisme consommé. Avec art et malice, Zoé Cyrano nous a proposé le hors-d'oeuvre d'un dimanche soir assurément sexuel.
Mais une fois que le marchand de sable fut rentré dans ses pénates, fort du devoir accompli, le billet coquin fut, comme à son habitude, dépublié pour ne pas choquer les lecteurs diurnes.
Si d'aventure vous aviez tout raté, Zoé Cyrano vous fait une fleur,grâce au blog qu'elle s'est tout nouvellement créé. Vous pourrez ainsi lire toutes ses fabulettes sans modération mais à condition d'avoir l'âge légal pour cela. Pour découvrir ou relire sa nouvelle L'attente, cliquez ici.
Mais une fois que le marchand de sable fut rentré dans ses pénates, fort du devoir accompli, le billet coquin fut, comme à son habitude, dépublié pour ne pas choquer les lecteurs diurnes.
Si d'aventure vous aviez tout raté, Zoé Cyrano vous fait une fleur,grâce au blog qu'elle s'est tout nouvellement créé. Vous pourrez ainsi lire toutes ses fabulettes sans modération mais à condition d'avoir l'âge légal pour cela. Pour découvrir ou relire sa nouvelle L'attente, cliquez ici.
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dimanche 14 novembre 2010
Un dîner plus que parfait
La suite et la fin. Attention, cette deuxième partie sera dépubliée dans la nuit pour cause de pornographie aggravée.
Photo trouvée là
Là, je l'ai trouvé gonflé... il n'avait quasiment rien dit du tout depuis le début, et c'était encore aux nanas de mouiller le maillot. Très bien mon coco, j'avais suffisamment bu pour me prêter au jeu. Il ne me fallut pas longtemps pour répondre, en toute sincérité d'ailleurs, puisque c'était le jeu.
Pour connaître la fin de cette nouvelle écrite par Zoé Cyrano, envoyez-moi un mail à cette adresse mespetitesfables@gmail.com sans omettre de me préciser que vous avez bien 18 ans et plus.
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Un dîner presque parfait,
Zoé Cyrano
dimanche 7 novembre 2010
Un dîner parfait
Voilà ce que j'appelle "un dîner presque parfait" ! Non, c'est parfait. On souhaiterait que tous les dîners se déroulent comme ça en réalité...
Si ce soir vous êtes à table, ce petit dîner en amoureux va vous faire passer un dîner totalement parfait. Une recette qui m'a généreusement été offerte par Zoé Cyrano, une fabuliste érotique qui a de la suite dans les idées.
Plutôt que de jouer aux devinettes, au poker menteur ou au pictionnary, elle vous propose un action ou action incandescent.
Lorsqu'il ouvrit la porte et apparut juste derrière, une foule de souvenirs remonta d'un coup à la surface. Nous nous connaissions depuis quelques années, par l'entremise d'une amie commune, mais nos rapports étaient restés distants bien qu'amicaux et plus ou moins réguliers, selon les périodes. Je cherchais à l'époque assez régulièrement des modèles pour mes croquis de nu, et ça l'avait amusé de poser pour moi. Ҫa n'avait jamais dérapé, avec lui pas plus qu'avec d'autres. Un ami photographe avait pu observer le même phénomène, la photo ou le dessin de nu avaient quelque chose d'anti-érotique qui coupait court à toute possibilité de sexe entre les deux partenaires. Ҫa avait donc duré quelques années, puis j'ai récemment décidé de partir m'installer dans le sud, adieu donc nos séances de dessin.
Et puis voilà que je passais sur Paris avant d'aller rendre visite à ma soeur, en banlieue proche, alors il m'a proposé de passer la nuit chez lui, enfin chez eux puisqu'il était marié, et accessoirement déjà père de deux petites filles. Les jeux du hasard sans doute avaient fait que je n'avais jamais eu auparavant l'occasion de lui rendre visite, et j'allais donc enfin faire la connaissance de sa petite famille, après l'avoir surtout vu seul et nu pendant de longues soirées, chez moi. Etrange retournement, par rapport à ce qui aurait pu être... je dois maintenant avouer que depuis que nos rapports n'étaient plus encadrés par une activité artistique, mes fantasmes m'avaient porté à le considérer un poil différemment, et je n'aurais plus craché aujourd'hui sur ce qui m'aurait semblé hier totalement hors de propos. Allons, il était marié et pouvait très bien rester de l'ordre du fantasme, je n'étais pas à ce point adepte des situations compliquées.
Pour l'heure, il était là tout sourire, et me faisait signe d'entrer.
- Allez entre ! Qu'est-ce que t'as envie de boire ? Le dîner est encore sur le feu. Passe-moi ton manteau... On a pu laisser les filles pour ce soir à leur grand-mère, on sera d'autant plus à l'aise pour causer! Alors, cet emménagement ?...
Diable, quel flot de paroles... bah, il devait être aussi nerveux que moi sans doute, ça allait se tasser... voilà que j'apercevais sa femme plus loin dans la cuisine, occupée à se fumer une cigarette devant un verre de vin. Il était temps de faire connaissance. Sans lui laisser le temps de se lever, je me précipitai à sa rencontre.
- Bonsoir, on se rencontre enfin ! C'est gentil à vous de m'inviter à passer la nuit ici, je n'avais pas très bien planifié mon voyage et je dois dire que ça me facilite grandement les choses... et puis c'est l'occasion de faire connaissance...
- C'est vrai qu'on partage une certaine intimité avec le même homme, ç'aurait été dommage de ne jamais se voir! Pas la même intimité, certes! Encore qu'entre lui et moi ça avait également commencé par des séances de croquis de nu, il ne te l'avait pas raconté ?
- Eh bien non, ça m'aurait sans doute fait réfléchir à l'époque donc il a sans doute eu raison de se taire, mais tu vas pouvoir me raconter ça plus en détail, et bien d'autres choses sûrement !
- Un bonne conversation entre filles, pendant que l'homme de la maison sera aux fourneaux ! Viens, on n'a qu'à passer dans le salon, on sera plus à l'aise pour discuter, à l'abri des oreilles indiscrètes, n'est-ce pas chéri !
Voilà qui était rondement mené. En quelques minutes à peine je m'étais faite embarquer dans ce que je pressentais tenir autant de l'interrogatoire que des confessions intimes, pendant que celui que j'étais venu voir se trouvait enchaîné aux cuisines, comme au service de ses deux amazones. Mon interlocutrice devait avoir un certain goût pour l'autorité. Je me demandai ce qu'il en était dans leur intimité...
De fait, une fois dans le salon nous n'échangeâmes guère que diverses banalités sur mon emménagement, le fait de se retrouver seule dans une nouvelle ville, même si j'avais un peu de famille là-bas. Puis notre cuisinier d'un soir nous rejoignit, calma nos estomacs d'un de ces plats montagnards qui appellent à la dissolution des graisses par un surcroît de vin, et c'est donc l'alcool aidant que nous en vînmes naturellement à aborder l'un des meilleurs sujets du monde quand on n'a guère eu le temps de faire réellement connaissance, le cul. Le nôtre, autant que possible.
Nous nous découvrîmes bientôt une multitude de terrains de jeu communs, que ce soit resté à l'état de pur fantasme ou qu'au contraire l'expérience ait été un jour tentée. Ainsi d'une frénésie de voir, et de tenter des jeux à trois. Sur ce dernier point particulier, il se trouva que nous avions eu des expériences passées complémentaires, moi comme invitée occasionnelle d'un couple d'amis, eux comme couple curieux d'inviter une amie à les rejoindre, et qui avaient trouvé un jour celle avec qui sauter le pas. Sitôt ce sujet lancé, l'atmosphère se tendit progressivement, chacun réalisant l'invitation mutuelle et tacite que celui-ci représentait, invitation à explorer de manière plus concrète les fascinants aspects de la sensualité à trois.
C'est finalement moi qui ouvris le feu.
- Mais ça t'a fait quoi, de voir ton homme dans les bras d'une autre femme ?
- A vrai dire, il s'est tenu presque à l'écart, en se contentant de la caresser tout en me pénétrant sous ses yeux à elle. Au départ il s'agissait plutôt pour moi d'essayer de faire l'amour avec une autre fille, mais je ne voulais pas faire ça seule de mon côté, et puis l'excitation aidant je crois que j'avais aussi envie de ce qu'une fille ne pourrait pas me donner, bref il n'a pas pleinement profité de l'occasion. Bon, le temps a passé depuis, si ça devait se refaire je crois que ça m'exciterait vraiment de le voir la prendre devant moi.
Là, je vis l'homme de la soirée lever un sourcil intéressé... il ne pipa toujours mot, préférant nous laisser continuer... moi en l'occurrence.
- Dans mon cas c'est allé très vite plus loin, il faut dire que mes amis n'en étaient pas à leur première expérience dans le domaine. Du coup d'ailleurs ça m'a un peu déçue, pas assez personnalisé je dirais, j'ai mes fantasmes et là j'avais un peu trop l'impression de servir de sex-toy! Mais vous l'avez revue votre copine depuis ?
- Non, elle n'a pas vraiment assumé la chose et a quasiment disparu du jour au lendemain... dommage, on aurait bien continué, c'était quelques semaines avant qu'on mette en route notre plus jeune fille, comme quoi ça n'a pas eu la moindre répercussion négative sur notre couple, au contraire...
Un silence s'installa alors, un de ces blancs pendant lesquels chacun s'abîme dans la contemplation du fond de son verre... notre homme qui n'avait cessé depuis le début de la conversation de nous sourire avec un petit air narquois, relança le débat dans une direction brutalement pragmatique :
- Allez, supposons pour rire qu'on se la joue jeu de rôle, on est là tous les trois, qu'est-ce qui vous exciterait le plus, là maintenant, sur le moment, après tout ce qu'on s'est dit ?
Zoé Cyrano
On dirait qu'il va falloir attendre la semaine prochaine pour lire la suite...
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